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	<title>Solidariedade &#8211; Passa Palavra</title>
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	<description>Noticiar as lutas, apoiá-las, pensar sobre elas</description>
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		<title>Après l’abîme, que reste-t-il ? Notes sur la solidarité de classe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Passa Palavra]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Mar 2024 05:31:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Traduções]]></category>
		<category><![CDATA[Extrema_esquerda]]></category>
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		<category><![CDATA[Solidariedade]]></category>
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					<description><![CDATA[Devons-nous attendre que le gouvernement détruise tous les droits des travailleurs, pour que les luttes refassent surface et se radicalisent ? Cela revient, à tout le moins, à attendre le dernier train de 23 heures (1)  Par Matheus Dias]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: justify;"><strong>Par <a href="https://passapalavra.info/2019/02/125196/" target="_blank" rel="noopener">Matheus Dias</a></strong></h3>
<p>&nbsp;</p>
<div class="">
<p style="text-align: justify;">Après la victoire de l’extrême droite et son arrivée au pouvoir, une partie de la gauche a repris un vieil argument, utilisé à de nombreuses reprises et dans plusieurs autres processus électoraux : « Ce n’est pas ma faute, j’ai voté pour Untel. » Bien sûr, dans une certaine mesure, il est logique d’utiliser un tel système de défense, mais quelle en est la valeur pratique ? La gauche doit-elle abandonner la solidarité de classe parce qu’une fraction de la classe ouvrière a soutenu le gouvernement Bolsonaro ? Quel est l’impact de cette position sur les luttes de la classe ouvrière et comment peut-on construire et contribuer à de nouvelles luttes ?<br class="autobr" />Je voudrais présenter ici quelques observations afin de contribuer au débat.</p>
<p style="text-align: justify;">1 – Un phénomène est devenu de plus en plus courant dans les espaces où agit la gauche (surtout après l’émergence des luttes identitaires) : la lutte de classe s’est fragmentée en de multiples combats identitaires. Cela a permis la multiplication des accusations et des étiquettes infâmantes dont la diffusion, a eu, délibérément ou pas, un impact négatif sur l’ensemble des luttes. En dehors du milieu universitaire, nous pouvons observer de nombreux cas de machisme, mais comment l’expliquer aux travailleurs qui considèrent la condition actuelle des femmes comme naturelle ? Comment expliquer qu’ils ne doivent pas agir de cette manière ? Il n’existe tout simplement pas de formule unilatérale capable de résoudre ce problème.</p>
<p style="text-align: justify;">Les mouvements identitaires n’ont brandi que des étiquettes infâmantes et leurs discours sont considérés comme des problématisations idiotes, détachées de la réalité. Nous savons, en tant que militants, que la lutte des femmes est légitime et doit progresser encore davantage. D’un autre côté, stigmatiser certains individus en les marquant du sceau de l’infâmie – ou leur attribuer un like sur les réseaux sociaux – ne permet pas d’instaurer un véritable débat ; au contraire, elle le fragmente et le concentre autour du « lieu d’où l’on parle » <strong>[2]</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour sortir de cette impasse, la gauche, en particulier la « nouvelle gauche », devrait se réorganiser ou se réorienter autour de son objectif principal qui est – ou devrait être – le dépassement du capitalisme et l’extinction de la propriété privée. Il me semble utopique de vouloir construire des réseaux de solidarité entre les travailleurs en excluant leur noyau principal, c’est-à-dire en excluant les travailleurs.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-125201" src="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2019/02/the-march-of-the-weavers-in-berlin-1897.jpgLarge.jpg" alt="" width="750" height="538" /></p>
<p style="text-align: justify;">2 &#8211; Récemment, j’ai reçu un tweet d’un ami. Il s’était rendu à une manifestation et l’un des travailleurs présents a déclaré qu’il avait voté pour le gouverneur actuel, mais semblait regretter son vote. En effet, il n’avait pas imaginé que la situation allait empirer (retard dans le paiement des salaires, licenciements et persécution des grévistes). Cet ami pense qu’il ne peut défendre un tel individu car il « savait clairement comment le gouvernement actuel allait agir ».</p>
<p style="text-align: justify;">Pour moi, c’est là que se trouve la limite de la solidarité de classe dans la gauche, le cœur de cette rhétorique que j’ai présentée plus tôt, « Ce n’est pas ma faute, j’ai voté pour Haddad <strong>[3]</strong> ». Si la solidarité de classe consiste à « voter », que diraient ces gens de gauche aux anciens habitants du Parc industriel occidental de Goiânia qui ont voté pour Marconi Perillo (du PSDB) pour le poste de gouverneur de l’État et Pedro Wilson (du PT) ou Iris Rezende du (PMDB) pour le poste de maire de Goiânia ? Ces électeurs pensaient que ces politiciens allaient défendre leurs maisons, mais ils ont fini par en être brutalement expulsés <strong>[4]</strong>. Que diraient ces militants aux travailleurs du pétrole du complexe pétrochimique de Camaçari à Bahia, où, en 1970, Lula a négocié, à la demande du patron, afin que les salariés ne fassent pas grève <strong>[5]</strong> ?</p>
<p style="text-align: justify;">Cet argument est, me semble-t-il, utilisé avec une grande sélectivité. Aujourd’hui, alors que le gouvernement n’est pas « de gauche », la solidarité disparaît ; et, quand le gouvernement est « de gauche, la solidarité cesse d’avoir un sens, car nous sommes censés vivre dans le « royaume des cieux sur terre ».</p>
<p style="text-align: justify;">Fatalement, la solidarité de classe cesse d’avoir de l’importance et du sens et est réduite à une simple nostalgie. Elle est donc vidée de sa valeur concrète. Lorsque la gauche perd de l’influence parmi les travailleurs et souhaite ardemment qu’ils tombent dans l’abîme, la droite accroît son influence et parvient à capitaliser sur la colère de la classe ouvrière en prétendant défendre ses intérêts.</p>
<p style="text-align: justify;">Après l’abîme, que reste-t-il ? Devons-nous attendre que le gouvernement détruise tous les droits des travailleurs, pour que les luttes refassent surface et se radicalisent ? Cela revient, à tout le moins, à attendre le dernier train qui passe à onze heures.</p>
<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-125200" src="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2019/02/the-prisoners-1908.jpgLarge.jpg" alt="" width="750" height="536" />3 – La solidarité de classe – telle que certains la pratiquent actuellement – finit par fragmenter encore plus les luttes. Les militants se livrent à une médiocre parade morale, comme si la gauche n’appartenait pas à la société. Et, comme l’extrême droite, ils commencent à organiser la chasse aux éléments qui dévient de la norme établie. Ainsi, la gauche, dans sa quête de « sainteté » pour ses militants, agit de manière significative comme le fascisme d’extrême droite – qu’elle prétend combattre.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce constat se vérifie dans l’incapacité de la gauche à se lier aux luttes ou à soutenir les travailleurs qui ont voté pour Jair Bolsonaro. Une fois de plus, il me semble que la gauche a tendance à soutenir les travailleurs qui lui sont associés et à rejeter ceux qui ne le sont pas.</p>
<p style="text-align: justify;">En ce sens, à quoi sert la solidarité de classe si elle est fragmentée ? Bien sûr, il existe des distinctions évidentes dans ce processus et nous devons y réfléchir. Comment la nouvelle classe ouvrière est-elle organisée et qui regroupe-t-elle ? Dans son texte sur « La composition de classe », le Collectif Kolinko affirme que « nous pourrions dire que le contremaître, le chef d’équipe et le directeur sont aussi des &#8220;travailleurs&#8221; et donc des exploités, mais presque toutes les luttes doivent s’imposer contre ces &#8220;petits chefs&#8221;. La division (hiérarchique) du travail dans le processus de production sociale est le fondement des divisions sexistes et racistes au sein de la classe ouvrière. D’une part, le Capital divise les prolétaires, mais d’autre part, il les unit dans le processus de production, et peu importe leur couleur de peau, leur sexe, leur nationalité etc. <strong>[6]</strong> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut donc que la gauche approfondisse sa compréhension des conditions de travail de la nouvelle classe ouvrière. Il est important, avant tout, d’analyser les nouvelles formes et relations de travail qui sont apparues avec la technologie, qui donnent une fausse notion d’autonomie dans le travail et qui, en fait, ne sont qu’une nouvelle forme de travail précaire <strong>[7]</strong> .</p>
<p style="text-align: justify;">Toujours dans le cadre de cette question, il nous faut souligner à quel point la division hiérarchique du travail fragmente la solidarité de classe. Dans les universités, par exemple, il est assez fréquent que la solidarité se manifeste dans les luttes des enseignants et des étudiants. Ces derniers, parce qu’ils sont mieux placés, sont en mesure d’établir des liens ou de s’associer en fonction de leurs propres objectifs. Mais, d’autre part, la lutte des travailleurs précaires n’est plus perçue comme digne de solidarité, ou commence à ne plus compter pour la gauche. Qui nettoie les bâtiments ? Qui organise les salles ? Qui s’occupe de la sécurité ? Qui assume la tâche de recevoir le public ? Ces travailleurs techniques ou externalisés finissent, la plupart du temps, par subir de dures violences de la part de leurs managers et leurs conditions de travail calamiteuses sont drastiquement ignorées par ceux qui occupent une position supérieure dans la hiérarchie de la division du travail au sein des universités.</p>
<p style="text-align: justify;">Par conséquent, la solidarité doit avant tout s’étendre aux travailleurs « invisibles », ceux qui n’« apparaissent » pas mais qui sont fondamentaux pour le processus de production. La solidarité de classe est inséparable de la notion de composition de classe puisque la classe ouvrière est divisée dans le processus de production.</p>
<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-125202" src="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2019/02/revolt-by-the-gates-of-a-park-1897.jpgLarge.jpg" alt="" width="750" height="578" />4 – Les questions de la solidarité de classe et de la conscience de classe sont étroitement liées. La conscience de classe ne provient pas de l’influence qu’exerceraient les militants sur les travailleurs ; elle ne provient pas d’une pression extérieure à la classe ouvrière ; elle surgit dans les processus de lutte. Les discours sur le « manque de conscience de classe » ou l’affirmation selon laquelle « Si les travailleurs avaient la conscience de classe, cela n’arriverait pas », sont contre-productifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Les militants n’ont pas pour tâche de propager la conscience de classe pour en imprégner la classe ouvrière. Leur rôle dans la lutte des travailleurs, fondé sur la solidarité, est de soutenir, faire connaître et contribuer à faire avancer la lutte et l’autonomie des travailleurs. Lorsqu’il a rédigé les statuts de l’Association internationale des travailleurs (AIT), Marx a observé que « l’émancipation de la classe ouvrière doit être l’œuvre des travailleurs eux-mêmes ». En ce sens, la classe ouvrière n’est ni un organisme privé de toute conscience historique, auquel il manquerait un parti d’avant-garde ni une classe qui ne réussit pas à lutter pour ses intérêts. Si nous, en tant que militants, voulons exercer notre solidarité, nous devons garder à l’esprit que notre rôle n’est qu’un rôle de soutien et qu’il ne nous appartient pas de dicter aux travailleurs quelle est la meilleure voie ou comment les luttes doivent être menées.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-125199" src="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2019/02/not_detected_235985.jpgLarge.jpg" alt="" width="603" height="600" /></p>
<p style="text-align: justify;">5- Sans aucun doute, le cycle actuel de développement économique a permis au fascisme de progresser <strong>[8]</strong>. Les nouvelles formes de travail et la répression de la lutte ouvrière ont considérablement renforcé l’éloignement de la gauche par rapport à la classe ouvrière. Sans aucun doute, le débat moral qui s’est tenu en son sein a eu un effet négatif. En ce sens, la gauche a perdu de l’espace, puisque dans le débat moral, la droite parvient toujours à attirer davantage les travailleurs. C’est la limite du débat moral prôné par les mouvements identitaires : ils sont incapables de comprendre et combattre les tendances conservatrices au sein de la classe ouvrière. <br class="autobr" />Dans ce contexte, il convient également de souligner que la gauche a joué un rôle très important dans le sauvetage des valeurs morales, puisque ce critère lui a permis de définir « qui est de gauche et qui ne l’est pas ». L’utilisation de la morale comme paramètre a rendu possible d’innombrables formes de dénigrement d’autrui, qui relèvent d’une sorte de « contrôle policier des militants ». Dans un domaine plus large, ces pratiques apparaissent comme une tentative de dénoncer publiquement des travailleurs qui se sont abstenus ou ont voté contre les candidats défendus par la gauche.</p>
<p style="text-align: justify;">Contrairement à ce que pensent la majorité des gens de gauche, la chasse aux « mignons repentis de Bolsonaro » ne rapproche pas ces travailleurs de la gauche ; au contraire, elle les éloigne parce que, pour diverses raisons, ils ne trouvent pas de possibilités de changement concret dans ce camp politique. La gauche a besoin, dans le cadre de cette relation, de prendre en compte les intérêts des travailleurs, intérêts qui sont indépendants du résultat des urnes.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus grave encore est l’exigence avancée d’un changement d’attitude et de position de la part de ces travailleurs. Cela prouve une incompréhension de ce que sont la conscience et la solidarité de classe. En ce sens, souhaiter ardemment que les électeurs du Bolsonaro « se cassent la figure » ou « souffrent avec leur gouvernement », revient à souhaiter que toute la classe ouvrière souffre de conditions de plus en plus précaires et humiliantes.</p>
<p><a href="https://npnf.eu/spip.php?article686" target="_blank" rel="noopener"><em>Traduit par Y.C.</em></a></p>
<h4></h4>
<h4 style="text-align: justify;"><strong>Notes</strong></h4>
<p style="text-align: justify;"><strong>[1]</strong> Allusion à une samba célèbre (O Trem das Onze d’Adoniram Barbosa, <a class="spip_url spip_out auto" href="https://www.youtube.com/watch?v=FgS9RbcMWI0" target="_blank" rel="external nofollow noopener">https://www.youtube.com/watch?v=FgS9RbcMWI0</a> ), qui raconte l’histoire d’un jeune homme qui affirme à sa petite amie qu’il est obligé de la quitter ce soir-là parce que sa mère l’attend à la maison et ne s’endormira pas avant son arrivée&#8230; L’auteur veut sans doute expliquer que les militants de gauche ne font guère preuve de courage et préfèrent le confort de leurs certitudes (retourner à l’heure chez maman qui considère son fils comme le « maître de la maison ») au risque d’affronter des situations politiques difficiles (rester auprès de sa copine, perdre le dernier train du soir et revenir chez lui au petit matin) (NdT).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>[2]</strong> Formule permettant de discréditer tout individu qui n’appartient pas à une minorité opprimée – et à ses multiples sous-catégories. Exemple : un Afro-Américain hétérosexuel n’a pas le droit de s’exprimer sur l’homosexualité (ou pire est complice de « l’oppresseur hétérosexuel euro-américain » autrement dit « blanc ») puisqu’il ne vit pas, dans sa chair, ce type de discrimination spécifique. Une partie de la gauche et de l’extrême gauche est progressivement passée d’une idée juste (les exploités doivent définir de façon autonome leurs formes d’organisation et leurs objectifs) à une absurdité : chaque minorité doit passer son temps à faire la leçon aux autres minorités et à ceux appartenant à la majorité ethnique ou sexuelle dans un pays donné, en se présentant comme davantage victime de l’oppression ou des discriminations que les autres. Résultat : il n’est plus possible de définir des objectifs communs p aux luttes des exploités (puisqu’ils font partie d’abord et avant tout d’un groupe natonal, ethnique ou sexuel interclassiste) et surtout plus de critères de classe dans ces luttes identitaires. Cette fragmentation correspond aux intérêts du capitalisme et à la façon dont il façonne et structure les sociétés modernes sur la base d’une exacerbation de l’individualisme et des micro-identités. La multiplication des « communautés » s’harmonise parfaitement avec la multiplication des niches publicitaires et commerciales (NdT).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>[3]</strong> Fernando Haddad : professeur d’université, ancien maire de Sao Paulo, ministre de l’Education de 2005 à 2012, candidat du PT aux élections présidentielles, il fut battu par Jair Bolsonaro en 2018 (NdT).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>[4]</strong> SILVA, Márcio Luís da, Segregação, repressão e resistência : A ocupação do Parque Oeste Industrial em Goiânia (Ségrégation, répression et résistance : l’occupation du Parc occidental industriel à Goiânia), mémoire de maîtrise, PPGDH, Brasilia, UNB, 2007, pp. 97-99.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>[5]</strong> Lula, à la demande d’Emílio Odebrecht, empêcha plusieurs grèves d’éclater dans le pôle pétrochimique de Camaçari dans les années 1970 et 1980. Cf. cet article : <a class="spip_url spip_out auto" href="https://brasil.elpais.com/brasil/2017/04/14/politica/1492178532_302055.html" target="_blank" rel="external nofollow noopener">https://brasil.elpais.com/brasil/2017/04/14/politica/1492178532_302055.html</a> (Note du traducteur : cette information est l’objet de débats féroces au sein de la gauche puisqu’elle dépend du seul témoignage d’Odebrecht lui-même devant la justice brésilienne. Pour plus d’informations en français on se reportera aux différents articles parus dans Le Monde même si cette question n’est pas abordée directement et que les journalistes se sont plutôt intéressés au formidable réseau de corruption créé par Petrobras à l’échelle internationale : <a class="spip_url spip_out auto" href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2017/02/07/odebrecht-multinationale-de-la-corruption_5075773_3234.html" target="_blank" rel="external nofollow noopener">https://www.lemonde.fr/economie/article/2017/02/07/odebrecht-multinationale-de-la-corruption_5075773_3234.html</a> .)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>[6]</strong> « La composition de classe », Collectif Kolinko, <a class="spip_url spip_out auto" href="https://www.nadir.org/nadir/initiativ/kolinko/fran/f_klazu.htm" target="_blank" rel="external nofollow noopener">https://www.nadir.org/nadir/initiativ/kolinko/fran/f_klazu.htm</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>[7]</strong> Pour une meilleure compréhension des nouvelles formes de travail précaire, Cf. SLEE, Tom, Uberização : A nova onda do trabalho precarizado ( Ubérisation : la nouvelle vague de travail précaire), Elefante, 2017 ; et ABÍLIO, Ludmila C., Uberização do trabalho : subsunção real da viração (Ubérisation du travail : subsomption réelle et rotation de la force de travail) <a class="spip_url spip_out auto" href="https://passapalavra.info/2017/02/110685/" target="_blank" rel="external nofollow noopener">https://passapalavra.info/2017/02/110685/</a> . Pour une meilleure compréhension de la notion de travail précaire, Cf. A política do precariado : do populismo a hegemonia lulista (La politique du précariat : du populisme à l’hégémonie luliste), Boitempo, 2012. pp.. 18-19, 26.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>[8]</strong> Cf. Manolo et sa série d’articles intitulée Fascismo à brasileira (Le fascisme à la brésilienne) <a class="spip_url spip_out auto" href="http://passapalavra.info/2018/08/121454" target="_blank" rel="external nofollow noopener">http://passapalavra.info/2018/08/121454</a></p>
</div>
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		<title>UERJ: terceirizados comentam o terror e corrupção de empresas</title>
		<link>https://passapalavra.info/2024/01/151446/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Passa Palavra]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jan 2024 11:56:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brasil]]></category>
		<category><![CDATA[Capitalismo]]></category>
		<category><![CDATA[Solidariedade]]></category>
		<category><![CDATA[Trabalho_e_sindicatos]]></category>
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					<description><![CDATA[É fundamental uma mobilização entre esses setores construindo uma rede de solidariedade, seja divulgando denúncias de trabalho, seja organizando-se por setor.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3><strong>Por José Abrahão Castillero</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Mais uma vez fui conversar com os trabalhadores terceirizados da Universidade do Estado do Rio de Janeiro (UERJ). Soube que os funcionários do serviço de limpeza, da empresa APPA, estariam de aviso prévio para perder seus empregos, por causa que o contrato da empresa estaria acabando. Já é provavelmente a quarta vez que a empresa assina um <em>contrato emergencial</em>, brecha jurídica feita pela UERJ que prorroga por mais 6 meses o contrato, estendendo o caráter emergencial de uma licitação para uma nova empresa que não deu certo, por conta de ausências de documentos fornecidos pelas vencedoras. A transição entre contratos já fez os trabalhadores da limpeza trabalharem por diárias, sem contratos estabelecidos mensalmente, pela própria autarquia da UERJ, que pagava pelo sistema “Fonte 10”, fonte criada para pagar diretamente os trabalhadores terceirizados. Devido ao atraso de meses do pagamento por esse sistema, em 2022 os alunos da universidade fizeram um <a class="urlextern" title="https://passapalavra.info/2022/10/146010/" href="https://passapalavra.info/2022/10/146010/" rel="ugc nofollow">protesto em solidariedade</a>. Essa memória ainda é sentida por esses trabalhadores. Perguntei em dezembro de 2023 para um funcionário da APPA sobre a situação deles e ele me respondeu:</p>
<p style="text-align: justify;"><em>“Estamos de aviso prévio sim. A gente já assinou e volta dia 2 de janeiro pra ver se renovam nosso contrato e como a gente vai trabalhar. Vai ser sistema fonte 10, né, cara? Aí a gente vai receber quando? Daqui a 4 ou 5 meses? E a gente vem trabalhar como? Pagando a passagem do nosso bolso, porque não vai ter vale transporte. E vamo trazer marmita, né? Não tem o vale-alimentação. E aí a gente fica nessa indecisão cara. Não falam pra gente se vai ter renovação com a APPA ou se vai contratar nova empresa. Não é justo isso. A gente não tem uma previsão sobre isso, quem se ferra é a gente. A gente trabalha é sem uniforme e sem saber se a empresa vai ficar ou não. É complicado.”</em></p>
<p style="text-align: justify;">Nisso, eu falei:</p>
<p style="text-align: justify;"><em>“Então o contrato da APPA acabou, né? Mas não teve nenhum bafafá sobre isso, sobre a licitação. É bem capaz de eles renovarem com ela de novo só para evitar estresse. Porque </em><a class="urlextern" title="https://www.uerj.br/noticia/conselhos-superiores-da-uerj-homologam-resultado-das-eleicoes-gerais-2023-gulnar-azevedo-assume-reitoria-em-janeiro/" href="https://www.uerj.br/noticia/conselhos-superiores-da-uerj-homologam-resultado-das-eleicoes-gerais-2023-gulnar-azevedo-assume-reitoria-em-janeiro/" rel="ugc nofollow">trocou</a><em> a reitoria e a nova gestão foi eleita metendo o pau na anterior por conta de suspeita de </em><a class="urlextern" title="https://g1.globo.com/rj/rio-de-janeiro/noticia/2023/09/01/folha-secreta-375-candidatos-em-2018-e-2020-receberam-cargos-em-projetos-sem-transparencia-da-uerj.ghtml" href="https://g1.globo.com/rj/rio-de-janeiro/noticia/2023/09/01/folha-secreta-375-candidatos-em-2018-e-2020-receberam-cargos-em-projetos-sem-transparencia-da-uerj.ghtml" rel="ugc nofollow">desvio de verba</a><em> e tal. Pegaria mal trocar rápido na empresa assim deixando vocês com risco de demissão ou trabalhar recebendo pela &#8216;Fonte 10&#8217;. O &#8216;foda&#8217; é que ninguém fala nada com vocês. O foda é que pela &#8216;fonte 10&#8217; vocês são como que funcionários da UERJ, o que prova que eles poderiam efetivar vocês. Mas aí eles teriam que dar estabilidade, né?, com direitos garantidos, salário e tudo. Ser prioridade nos gastos pagos pela universidade. Isso eles não querem, né? Aí olocam num regime de trabalho pior que o do terceirizado, arece que pra lembrar como vocês são vistos pela instituição. Vocês vão trabalhar sem o vale-alimentação e transporte. Agora entendi melhor.”</em></p>
<p style="text-align: justify;">O terceirizado me diz:</p>
<p style="text-align: justify;"><em>“É complicado que a gente fica esperando enquanto eles ficam nessa brincadeira de trocar de reitoria, enquanto isso quem sofre é a gente, né? A gente fica esperando pra saber se vai trabalhar ou não. Parece que a reitoria nova quer ser diferente da anterior, que diziam que </em><a class="urlextern" title="https://passapalavra.info/2023/09/149998/" href="https://passapalavra.info/2023/09/149998/" rel="ugc nofollow">roubava</a><em> muito né. Agora essa nova aí, eu só acredito vendo, não boto fé não. Porque a princípio a gente já vai trabalhar pela &#8216;fonte 10&#8217;, que é uma sacanagem. Agora, tinham dito que iam contratar mais gente, que era bom pra dividir nosso trabalho, até porque tão fazendo e construindo mais coisa. Quem disse foi o Celso, o chefe da DESEG, departamento de serviços gerais, que toca os contratos com as terceirizadas pra esses serviços. Mas isso foi antes de demitirem alguns encarregados, nossos subchefes, que diziam que isso ia acontecer.”</em></p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-151448 size-full" src="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem02.jpg" alt="" width="400" height="260" srcset="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem02.jpg 400w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem02-300x194.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></p>
<p style="text-align: justify;">O interessante da situação dos terceirizados da limpeza, quando ficam nesse “limbo” que é trabalhar pelo “sistema Fonte 10”, é que, se aparentam estar sendo contratados diretamente pela autarquia, é em condições piores de trabalho, com menos garantias, e ainda podem receber pagamentos com atraso. Isso confirma a tese de que o controle político e a precarização contam mais para a prevalência da terceirização (quando uma empresa faz a gestão no lugar do poder público) do que qualquer possibilidade de mais eficiência no trabalho. Também destrói a crença de que o poder público daria de bom grado as melhorias, pois trata-se de um Estado capitalista, que mantém as relações de mais-valia, onde o tempo de trabalho produzido é sempre fornecido em maior parte para a mercadoria, que é o serviço, e em menor parte, para investir na vida e em melhores condições para a classe trabalhadora. Manter isso em mente evita acreditar que um dia a autarquia irá efetivar esses funcionários, enquanto mantém um estatuto que trata essas contratações e as verbas para auxílios estudantis como discricionários, podendo ser modificados, reduzidos e até atrasados por serem “atividades-meio” ou acessórias. Por outro lado, as verbas para as “atividades-fim”, como de professores e servidores, são consideradas “vinculadas”, sendo invioláveis e não passíveis de atraso, por determinação da administração pública do Estado do Rio de Janeiro, superior à própria UERJ. Isso faz lembrar da mobilização estudantil contra o atraso do auxílio-alimentação e pelo auxílio-moradia, que ocorria junto com os atrasos dos terceirizados. Ficou desnudada a tática do poder público de fragmentar os estudantes, quando viram o nome de <a class="urlextern" title="https://passapalavra.info/2023/09/149998/" href="https://passapalavra.info/2023/09/149998/" rel="ugc nofollow">membros do Diretório Central dos Estudantes (DCE)</a> na lista de um dos mais de vinte projetos “fantasmas” que estavam sendo investigados pelo Ministério Público, com alunos recebendo 5 mil reais por mês, cuja atividade não era clara e transparente. Mas as assembleias estudantis os viam defendendo a reitoria e a gestão das verbas.</p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-151449 size-full" src="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem03.jpg" alt="" width="400" height="240" srcset="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem03.jpg 400w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem03-300x180.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Entender o problema da UERJ é fundamental para entender o problema de cada setor. Mas é possível achar que entendem o problema da universidade ignorando os problema de cada categoria de trabalhadores, conforme se constrói uma cultura política de suposta “defesa da UERJ”. Parece que mesmo mudando a gestão, os atrasos continuam, seja dos auxílios estudantis, seja dos salários. É fundamental uma mobilização entre esses setores construindo uma rede de solidariedade, seja divulgando denúncias de trabalho, seja organizando por setor. É sempre importante que um setor seja ponto de apoio do outro, como já foi pensado como <a class="urlextern" title="https://passapalavra.info/2020/06/132737/" href="https://passapalavra.info/2020/06/132737/" rel="ugc nofollow">tática do coletivo Invisíveis</a>. Pensando nessa perspectiva, fui conversar com os vigilantes da empresa Magna e soube que estavam com salário atrasado e receberam somente no dia 20 de dezembro, sendo que normalmente recebem dia 5. O comunicado do supervisor Octávio dizia:</p>
<p style="text-align: justify;"><em>“Comunico a todos os colaboradores da empresa Conquistar Vigilância Ltda. que o pagamento referente ao mês de novembro de 2023 será depositado na conta de todos os colaboradores do contrato UERJ na data do dia 20/12/23, quarta feira. Aproveito a oportunidade para externar os meus sinceros pedido de desculpas pelos transtornos causados pelo atraso do pagamento e agradecer a confiança e colaboração de todos.”</em></p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-151450 size-full" src="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem04.jpg" alt="" width="400" height="226" srcset="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem04.jpg 400w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem04-300x170.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Sempre a empresa chamando os funcionários ou trabalhadores de “colaboradores”, um termo que se populariza entre gestores de empresas que atuam sob regime de terceirização desde os anos 1980 para amenizar o mal-estar sentido pelos trabalhadores ao sentirem que colaboram com a empresa e não trabalham num regime de subordinação. Essa perspectiva de não-subordinação remete ao desdobramento do regime “celetista”, onde a perda de direitos e garantias seria compensada com menos cobranças de carga horária ou pressões no ritmo de trabalho. Como os terceirizados são funcionários dentro do regime da CLT (Consolidação das Leis do Trabalho) e trabalham num contrato baseado em horas estabelecidas mensalmente, chamar de “colaboradores” é somente uma retórica quase constrangedora estabelecida entre gestores e empregados. Mas um pouco antes dessa mensagem, soube através de estudantes que alguns vigilantes fizeram uma paralisação antes da inauguração do campus da UERJ no município de Cabo Frio. Assim, fui falar com um vigilante no campus Maracanã:</p>
<p style="text-align: justify;"><em>“Essa paralisação em Cabo Frio, é por causa do atraso de salário, né? E teve atraso outras vezes, né? Aqui os problemas são os mesmos, porque é a mesma empresa, a Magna. Mas você pensam em paralisar também?”</em></p>
<p style="text-align: justify;">O vigilante responde:</p>
<p style="text-align: justify;"><em>“Então, parece que a empresa Magna tá mudando de nome. Agora ela é Conquista Vigilância e Segurança Patrimonial Ltda. Não sei porque mudaram, só sei que trabalhar aqui é uma merda. Tá tipo no quinto atrasado de salário, o vale-alimentação pagam parcelado todo mês. Demitem por causa de qualquer coisa aqui.”</em></p>
<p style="text-align: justify;">Eu perguntei: <em>“Esse medo de demissão, é por isso que vocês não paralisaram por aqui?”</em></p>
<p style="text-align: justify;">Ele responde:</p>
<p style="text-align: justify;"><em>“Cara, não é só isso não. Porque aí qualquer brecha era motivo pra fazer alguma coisa. O problema é que a maioria do povo que tá trabalhando aqui é porque é &#8216;peixe&#8217;, é indicado por alguém que conhece a chefia. E essa pessoa fica na empresa e entrega os colegas que reclamam, fica parada ali ouvindo conversa. Depois conta pra </em><em>pessoa que ele é próximo. Aí tu acha que o cara vai fechar na paralisação, mas ele é &#8216;peixe&#8217;, entendeu? Por causa disso que o que aconteceu em Cabo Frio não acontece aqui. É muita gente querendo montar no outro e muitos têm medo.”</em></p>
<p style="text-align: justify;">Eu disse:</p>
<p style="text-align: justify;"><em>“Essa situação dos &#8216;peixe&#8217;, é por isso que os caras terceirizam, né? Assim eles têm garantia que vocês vão obedecer e mantêm uma mafiazinha no controle, tudo amigo dos amigos. Aí vocês não reclamam do trabalho enquanto gastam pouco com vocês, exploram mais. Aí tu vê, antes o trabalho de vocês era feito por servidor, pessoal efetivado. Não tem essa de demitir por qualquer coisa, tem estabilidade. Era mais difícil ter esse controle, né? Agora vocês ficam nessa fragilidade. Uma parada é tentar juntar pessoas na mesma situação e dispostas a apoiar. Vou divulgar a situação de vocês pra todo mundo ficar sabendo. A galera da limpeza tá passando por problema parecido, os ascensoristas também. Os da limpeza tão assinando aviso prévio pelo fim do contrato com a empresa, os ascensoristas tão também com problema de </em><a class="urlextern" title="https://passapalavra.info/2023/09/149998/" href="https://passapalavra.info/2023/09/149998/" rel="ugc nofollow">pagamento atrasado</a><em>. Se reclamam são ameaçados de demissão. Aí pelo menos com a divulgação desses casos, vira algo público e chega na chefia. Pra ela saber que tem gente ligada no que eles tão fazendo com vocês. Isso por si só não muda nada, mas pode dar uma força para vocês se sentirem menos sozinhos, entendeu? Porque o que muda mesmo é a galera se unir e parar essa universidade. Mas para isso acontecer a gente tem que buscar essa força na solidariedade, né? E também essa reitoria nova aí veio falando mal da antiga, que tava envolvida em corrupção ou suspeita. As próprias empresa Magna e a Verde, que era dos elevadores, já foram pegas pagando </em>propina<em> (ver <a class="urlextern" title="https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=pfbid02zbUKTxJKbkrGUzLFbY13QGjYbm9h8JXV4GSSKSScC3mXy7vxZeC3sJTvBhmm3kSMl&amp;id=1750897035215997&amp;mibextid=Nif5oz" href="https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=pfbid02zbUKTxJKbkrGUzLFbY13QGjYbm9h8JXV4GSSKSScC3mXy7vxZeC3sJTvBhmm3kSMl&amp;id=1750897035215997&amp;mibextid=Nif5oz" rel="ugc nofollow">aqui</a> e <a class="urlextern" title="https://g1.globo.com/rj/rio-de-janeiro/noticia/2020/08/31/edmar-santos-recebia-propina-antes-mesmo-de-se-tornar-secretario-no-rj-revela-delacao.ghtml?fbclid=IwAR3Nq2Qy4tkIF6wMun9MLN9eAaceQXoyLK1LsvuBuFz_y6VRAd6i26G-fys" href="https://g1.globo.com/rj/rio-de-janeiro/noticia/2020/08/31/edmar-santos-recebia-propina-antes-mesmo-de-se-tornar-secretario-no-rj-revela-delacao.ghtml?fbclid=IwAR3Nq2Qy4tkIF6wMun9MLN9eAaceQXoyLK1LsvuBuFz_y6VRAd6i26G-fys" rel="ugc nofollow">aqui</a>) pra gestor aqui da UERJ, né? Lembrar o quanto as coisas têm mudado pouco é importante pra causar impacto.”</em></p>
<p style="text-align: justify;">O vigilante responde:</p>
<p style="text-align: justify;"><em>“É, eu não acredito que as coisas vão mudar. Mas eu concordo que o povo tem que se unir. Mas até lá, parceiro, é um sacaneando o outro. Ninguém se arrisca. Mas vamo ver, tamo junto.”</em></p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-151451 size-full" src="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem05.jpg" alt="" width="400" height="141" srcset="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem05.jpg 400w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem05-300x106.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Depois dessa conversa, fui verificar a situação dos trabalhadores da empresa CNS. Eles trabalham nos elevadores como ascensoristas e em outros serviços, como no atendimento do comércio na editora da UERJ (EdUERJ). Uma das ascensoristas me disse:</p>
<p style="text-align: justify;"><em>“Aqui a gente tem também pagamento atrasado, parcelam o vale-alimentação. Tudo isso acontece com a gente. Só que é difícil também fazer qualquer coisa, né?, a galera não faz nada porque tem medo de demissão, essas coisas. Mas a gente tem uma bronca com a CNS, que parece uma ditadura, uma vigilância constante. A gente vive praticamente um &#8216;vigiar e punir&#8217;, alguns muitos funcionários aqui chamam a empresa disso. É toda uma reclamação em cima da gente, obrigam a gente a usar uniforme. Essa história de não poder botar ventilador, a gente morrendo de calor no elevador, é só uma das coisas que eles proíbem sem explicação. Ela tá pior nisso que a empresa &#8216;Verde&#8217;, que ficava aqui antes.”</em></p>
<p style="text-align: justify;">Eu respondi:</p>
<p style="text-align: justify;"><em>“Engraçado que a &#8216;Verde&#8217; também se envolveu no pagamento de </em><a class="urlextern" title="https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=pfbid02zFAJsfkqxagyfkUCrRVevys9WWDHGA2AHo1R2Mngzcr8adR9vhu2zq4APxvmyorcl&amp;id=1750897035215997&amp;mibextid=Nif5oz" href="https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=pfbid02zFAJsfkqxagyfkUCrRVevys9WWDHGA2AHo1R2Mngzcr8adR9vhu2zq4APxvmyorcl&amp;id=1750897035215997&amp;mibextid=Nif5oz" rel="ugc nofollow">propina</a><em> e era a favorita da DISAO, que é a divisão de serviços auxiliares, parte da DESEG, que é a divisão de serviços gerais, pra assumir o lugar da APPA no contrato da limpeza. Entendi que a CNS entrou depois dessas denúncias, no lugar da Verde. Assim como a reitoria de agora, ela veio quase como solução para as irregularidades.”</em></p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-151453 size-full" src="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem06.jpg" alt="" width="400" height="166" srcset="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem06.jpg 400w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem06-300x125.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></p>
<p style="text-align: justify;">A ascensorista disse:</p>
<p style="text-align: justify;"><em>“Mas eu não acredito em melhora não. Essas empresas tão aqui sempre e fazem sempre igual. E ainda piora, a CNS vigia a gente como se gente fosse criança. É uma perturbação. São autoritários demais. E a gente não pode fazer nada, só se parar tudo aqui, como fizeram lá em </em><a class="urlextern" title="https://agenciabrasil.ebc.com.br/geral/noticia/2014-12/trabalhadores-terceirizados-da-uerj-fazem-greve-por-falta-de-salarios" href="https://agenciabrasil.ebc.com.br/geral/noticia/2014-12/trabalhadores-terceirizados-da-uerj-fazem-greve-por-falta-de-salarios" rel="ugc nofollow">2014</a><em>, quando a Construir e a Verde atrasaram pagamento. Aí teve greve. Os estudantes e os professores vieram junto.”</em></p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-151455 size-full" src="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem7-1.jpg" alt="" width="400" height="221" srcset="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem7-1.jpg 400w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem7-1-300x166.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Como dizem: “falando no Diabo”… Depois disso retornei para conversar com os funcionários da limpeza. Uma faxineira da área hospitalar me disse:</p>
<p style="text-align: justify;"><em>“Tamo aqui esperando e trabalhando pra empresa nenhuma, até a nova entrar. Mas parece que quem venceu a licitação é a Verde e ela é que vai entrar. Foram selecionados 4 funcionários de manhã e 3 à tarde pra trabalhar. Num trabalho que tinha mais de 20 funcionários. A gente vai receber pela &#8216;fonte 10&#8217;, ninguém sabe quando vão pagar. Até a Verde entrar, mas ouvi dizer que essa empresa demora pra pagar, que não paga direito, o vale-alimentação é &#8216;pingado&#8217; (parcelado), entendeu? Tá todo mundo dizendo isso. E fora a insalubridade, porra, tu tinha que tá lá, cara. Porque ontem teve treinamento, é bem zoado. Muito, muito, muito. O cara lá passando por cima da palavra dos outros, não respeitava ninguém. Disse que não sabia se iam dar insalubridade. Que não sabia se vai ou se não vai ter. Mas a gente tem que receber porque tá na lei, a gente trabalha em ambiente hospitalar e é contagioso, né?”</em></p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-151456 size-full" src="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem8.jpg" alt="" width="400" height="189" srcset="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem8.jpg 400w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem8-300x142.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Eu respondi:</p>
<p style="text-align: justify;"><em>“Cara, a Verde é velha nisso, ela já se envolveu em pagamento de propina em caso de corrupção na UERJ e mesmo assim continuava a atrasar pagamento de salário. Nem faz sentido ele ganhar essa licitação, por causa do histórico dela. Mas se tu ver, a APPA também atrasou a vida de vocês legal, né?”</em><br />
Ela responde:</p>
<p style="text-align: justify;"><em>“É, a APPA não sai ilesa. É isso aí, Zé. Eu não vejo novidade, a APPA não sai ilesa de situação de atrasar salário, vale-alimentação. Não vejo novidade. Diz que a culpa é da UERJ, porque a UERJ não paga. Não pagava nas vezes que atrasava, né? Eu sei que a Verde é do elevador e da jardinagem. A Verde é velha. Mas, pode ser que, né?, por estar com outra empresa junto, que é a Conquista… Sei lá, de repente porque o contrato é outro. Também não posso dizer o que vai acontecer. Mas que eu fico com o pé atrás, eu fico. Todo mundo, né? A única coisa chata é a gente ir no supermercado e ter só 200 reais, pô. Aí depois tu vai no supermercado de novo com 200 reais. Chatão, né?, deveria depositar de uma vez só. Aí passagem é &#8216;pingado&#8217;, diz que a passagem é 3 vezes. Aí diz que o [vale] alimentação às vezes atrasa lá pro final do mês ou pro meio. A APPA pelo menos pagava. Ou se bem que não, né? Nem sei o que dizer, nem sei. Porque a APPA também atrasava.”</em></p>
<p style="text-align: justify;">Eu perguntei: <em>“Então a Verde já entrou parcelando o vale-alimentação?”</em></p>
<p style="text-align: justify;">Ela responde:</p>
<p style="text-align: justify;"><em>“Não, a Verde nem começou ainda. A gente nem sabe o dia ainda. Ontem teve treinamento e os boatos é que atrasam pagamento. Geralmente cai pingado o vale-alimentação. Os seguranças da Magna, é pela Verde, e tão atrasando e parcelando. E a passagem também vem pingada. Tudo atrasa, você sabe.”</em></p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-151457 size-full" src="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem9.jpg" alt="" width="400" height="195" srcset="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem9.jpg 400w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem9-300x146.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Eu fiquei em dúvida: <em>“Ué, os seguranças tão pela Magna, que virou Conquista. Não é uma empresa diferente da Verde, não? Não entendi.”</em></p>
<p style="text-align: justify;">Ela responde:</p>
<p style="text-align: justify;"><em>“Cara, eu não sei explicar direito. Só sei que a Magna também é pela Conquista, que faz parte da Verde. É um contrato só, acho que eles fazem parceria. Se você olhar no crachá do segurança, tem ali o nome Conquista. Se você olhar no do pessoal da Verde, tem ali o nome Conquista. Entendeu? Pra mim é a </em>merma<em> coisa. É, acho que é parceria o que eles fazem, alguma coisa do tipo. Porque quando eu fui assinar o contrato, tava dizendo não sei o que Verde… Verde Ambiental e não sei o que, Conquista lá não sei das quantas.”</em></p>
<p style="text-align: justify;">Eu disse:</p>
<p style="text-align: justify;"><em>“Cara, bizarro isso. Já ouvi muita história bizarra da UERJ, dizendo que tem um controle de favorecimento, meio que máfia, que controla cargos de gestão, tipo a DISAO. Aí eu sempre estranhei que empresas como a Magna e Verde, denunciadas em caso de corrupção por pagamento de propina, continuam com a UERJ. E controlam contratos de funcionários. Aí tu me diz que não só a Verde venceu a </em><em>licitação, como é parceria da Magna… Isso é muito doido e pensar no favorecimento entre essas empresas e a burocracia da UERJ.”</em></p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-151458 size-full" src="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem10.jpg" alt="" width="400" height="349" srcset="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem10.jpg 400w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem10-300x262.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Ela respondeu:</p>
<p style="text-align: justify;"><em>“O difícil é que não tem como provar, ninguém deve ter levantado nada, uma prova assim, concreta, pra mostrar que eles fizeram alguma lavagem de dinheiro ou coisa do tipo. Isso aí é que nem esses casos de política, que a gente vê aí na TV. É uma sacanagem do cacete, a gente nunca sabe de nada. É só boatos e boatos. Nisso rola muito dinheiro. Um amigo meu falou lá que quem fez a sacanagem foi o Celso, chefe da DISAO, tirou a gente da APPA, sendo que a gente poderia ficar mais 6 meses nela. Tirou e botou a Verde. Não sei com que autoridade ele pode fazer isso.”</em></p>
<p style="text-align: justify;">Eu respondi:</p>
<p style="text-align: justify;"><em>“É. Essas empresas aí, não importa qual seja, elas sempre vão sacanear trabalhador. Mas pesquisando sobre outras universidades públicas, quando trocar a empresa terceirizada, alguns materiais mostram que normalmente os caras burlam direitos trabalhistas. Reduzem vale-alimentação, transporte, não pagam insalubridade. Não </em><em>tem regra. A APPA também sacaneava vocês. Mas assim não tem regra. O lance é que o Celso pode não renovar o contrato emergencial dela. Mas quando vi essas empresas burlando direitos da galera, eu torci pra não trocar a empresa. Só que pelo que tá parecendo, não importa muito se troca ou não. Parece que tem um círculo de empresas e gestores que se favorecem. Provavelmente o Celso falou pra vocês que a APPA poderia ficar porque rola essa calma pra vocês. Mas o contrato com a Verde agora vai ser mais duradouro, né?, é tipo estável. Mais que os 6 meses do emergencial tava rolando com a APPA.”</em></p>
<p style="text-align: justify;">Ela respondeu:</p>
<p style="text-align: justify;"><em>“ É, vai ser contrato duradouro. É o que eu tava pensando, e o Celso concordar com a troca de empresa, porque ela vai durar. Ou até a APPA voltar, né? Porque tá tendo boato de que ela volta, ou vai lutar pra voltar. Agora o que você falou aí de perder direito é isso mesmo. Algumas coisas que recebiam, não vai receber mais. E em relação com insalubridade, que é um ambiente contagioso, ambiente hospitalar… O técnico de segurança do trabalho, lá no treinamento, começou a falar de segurança, de luva, uniformes e lá não sei das quantas. E aí a gente perguntou da nossa insalubridade, porque a gente é lá da Faculdade de Ciências Médicas (FCM), né? Aí ele não deu uma certeza que iríamos receber. Eu disse &#8216;a gente tem que receber insalubridade, uma hora eu achei um rato vivo, de laboratório, dentro do lixo. Teve colega que furou a mão já, a gente mexe com lixo infectante. Essa luva não é eficaz, é aquela de borrachinha, tu sua e fica grudando na tua mão&#8217;. Aí ele foi sarcástico, ficou rindo, dizendo que é pra gente ler como funciona o adicional de insalubridade. Disse que aí nos lixos se acha rato de esgoto, se bobear acha até feto. Mas onde a gente trabalha é com um lixo hospitalar. A UERJ é uma faculdade comum, mas a nossa área não tem em experimentos, a nossa área tem parte de corpos. Se for lá no &#8216;freezer&#8217;, tem partes de corpos congelados. Isso ele vai lá olhar. Eu queria que ele fosse na FCM olhar. Na verdade ele tirou a gente de burro, né?, não levou em conta o que a gente fala. Porra, ele saber mais do que eu sobre meu trabalho? Como que a gente não sabe como é pra defender os nossos direitos? Se essa insalubridade não vier agora, eu acho que não vem mais. É o que eu falo, Zé, eles não tão nem aí. Agora, se eu ver ele na [Faculdade de] Ciências Médicas, eu vou falar com ele: &#8216;já que você tá do nosso lado, bota aí a nossa insalubridade&#8217;. Eu não tô errada.”</em></p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-151459 size-full" src="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem11.jpg" alt="" width="400" height="131" srcset="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem11.jpg 400w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem11-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Sobre a alegação da funcionária de que a Verde Gestão e a Magna Vigilância (atual “Conquista”) atuarem como parceria ou a possibilidade de serem uma empresa só, eu não encontrei comprovações. Mas em mais de um caso elas atuaram juntas, como no caso de <a class="urlextern" title="https://www.estadao.com.br/blogs/blog/wp-content/uploads/sites/41/2020/09/den-1_140920200439.pdf" href="https://www.estadao.com.br/blogs/blog/wp-content/uploads/sites/41/2020/09/den-1_140920200439.pdf" rel="ugc nofollow">lavagem</a> de 361,8 milhões de reais com a gestão ligada ao empresário Edson Torres, caso que levou ao afastamento do ex-governador Wilson Witzel (PSC). Mas essas empresas ainda se mantêm em atividade até hoje no governo Cláudio Castro (PL), prestando serviços e fornecendo trabalhadores para a Secretaria Estadual de Educação (SEEDUC), o Departamento de Trânsito (Detran-RJ), o Departamento de Estradas de Rodagem (DER), a Fundação de Apoio à Escola Técnica (FAETEC), além da UERJ. Durante os contratos com as duas últimas, o Portal da Transparência mostrava em aberto e sem licitação. Isso foi em 2021, quando ocorreram os escândalos e a UERJ <a class="urlextern" title="https://veja.abril.com.br/politica/empresas-de-presos-em-operacao-tem-contratos-com-governo-do-rio/mobile" href="https://veja.abril.com.br/politica/empresas-de-presos-em-operacao-tem-contratos-com-governo-do-rio/mobile" rel="ugc nofollow">declarou</a> que não renovaria contratos com essas empresas. Porém, aqui estamos, com uma nova reitoria renovando contratos com empresas envolvidas em corrupção. Essa mesma que foi eleita com discurso contrário à anterior, que também teve envolvimentos e teve o Ministério Público e o Tribunal de Contas do Estado investigando.</p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-151460 size-full" src="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem14.jpg" alt="" width="400" height="236" srcset="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem14.jpg 400w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2024/01/imagem14-300x177.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Se esse material começou como apresentação de relatos de terceirizados e buscando formas de resistência e solidariedades possíveis que possam reduzir a exploração e assédio moral contra esses trabalhadores, é possível pensar em como a situação de trabalho específica envolve toda a UERJ e seu funcionamento. Qual a seria a ação possível diante disso? Mobilizar contra a corrupção que envolve as empresas terceirizadas? Mas já sabemos que envolve toda a estrutura da UERJ e seus gestores. Ou uma solidariedade desde abaixo, que construa uma rede de apoio, divulgando denúncias e métodos de organização? Essa lição sobre como é o funcionamento despótico da gestão capitalista pode servir para entender que a luta contra a corrupção gerada por empresas envolvidas com verbas públicas, não é algo moral, mas uma tendência gerada em torno da suposta eficiência que envolve as terceirizações.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>[Rio de Janeiro] Incêndio na Ocupação João Cândido</title>
		<link>https://passapalavra.info/2023/12/150922/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Roberto]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Dec 2023 01:57:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Movimentos em Luta]]></category>
		<category><![CDATA[Bairros_e_cidades]]></category>
		<category><![CDATA[Ocupações]]></category>
		<category><![CDATA[Solidariedade]]></category>
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					<description><![CDATA[Por Alan Fernandes Os moradores da Ocupação João Cândido informaram que um incêndio devastou seu espaço de moradia. Algumas pessoas só conseguiram sair do prédio quando os bombeiros auxiliaram e uma ambulância pôde prestar socorro. Até a atualização deste artigo, todos estavam bem. Nessa situação terrível é preciso lembrar que a ocupação se propõe a [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>Por Alan Fernandes</h3>
<p style="text-align: justify;">Os moradores da Ocupação João Cândido informaram que um incêndio devastou seu espaço de moradia. Algumas pessoas só conseguiram sair do prédio quando os bombeiros auxiliaram e uma ambulância pôde prestar socorro. Até a atualização deste artigo, todos estavam bem.</p>
<p style="text-align: justify;">Nessa situação terrível é preciso lembrar que a ocupação se propõe a assistir famílias prejudicadas pelo modelo de habitação excludente atual. Agora, não é possível prever se o prédio continuará habitável, o que impõe que os movimentos sociais ajudem esses moradores.</p>
<p style="text-align: justify;">Eles estão em choque e precisando urgentemente de apoio financeiro, em primeiro lugar para garantirem água e comida nas próximas horas. O pix para doações é o e-mail <a href="mailto:ocupajoaocandido@gmail.com">ocupajoaocandido@gmail.com</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Se você puder doar algo pessoalmente, ou simplesmente dar um abraço nessas pessoas, o endereço é Rua do Rosário 158 &#8211; Centro.</p>
<p style="text-align: justify;">Na lista de itens que os ocupantes solicitam estão:</p>
<p style="text-align: justify;">Água<br />
Café pronto<br />
Leite<br />
Comida pronta (pão, biscoitos, frutas)<br />
Descartáveis, copos, etc<br />
Produtos de higiene pessoal<br />
Produtos para crianças, fraldas, mamadeiras<br />
Lençóis, travesseiros, etc</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Uma dor que nos irmana, Manaus e Birmânia</title>
		<link>https://passapalavra.info/2021/08/139700/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Vieira]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Aug 2021 03:37:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mundo]]></category>
		<category><![CDATA[Exército_e_guerra]]></category>
		<category><![CDATA[Solidariedade]]></category>
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					<description><![CDATA[O desafio que se apresenta diante de nós, birmaneses e brasileiros, é pensar que formas essa desobediência civil deve tomar contra o militarismo que estamos enfrentando. Por Eraldo Souza dos Santos]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: justify;">Por Eraldo Souza dos Santos</h3>
<p style="text-align: justify;"><a class="urlextern" title="https://www.companhiadasletras.com.br/detalhe.php?codigo=13275" href="https://www.companhiadasletras.com.br/detalhe.php?codigo=13275" target="_blank" rel="nofollow noopener ugc">As impurezas do branco</a> nos permitem entrever um Drummond às voltas com os desafios poético-políticos postos pelo golpe de 1964, pelo AI-5 e pela vida sob o regime militar. Mas, apesar (ou talvez precisamente por causa) da seriedade do contexto, é em tom irreverente que, no poema que abre o livro, o eu lírico se dirige “Ao Deus Kom Unik Assão”:</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 40px;"><em>Senhor! Senhor!</em><br />
<em>De nosso poema fazei uma dor </em><br />
<em>que nos irmane, Manaus e Birmânia </em><br />
<em>pavão e Pavone </em><br />
<em>pavio e povo </em><br />
<em>pangaré e Pan </em><br />
<em>e Ré Dó Mi Fá Sol-</em><br />
<em>apante salmoura </em><br />
<em>n’alma, cação podrido.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Haveria, aqui, para além do deboche, da blasfêmia e das aliterações entre “m” e “n”, algo que, de fato, nos irmanasse, como reza a prece, Manaus e Birmânia, Brasil e <a class="urlextern" title="https://oglobo.globo.com/mundo/mianmar-ou-birmania-obama-usa-os-dois-nomes-em-visita-historica-6771794" href="https://oglobo.globo.com/mundo/mianmar-ou-birmania-obama-usa-os-dois-nomes-em-visita-historica-6771794" target="_blank" rel="nofollow noopener ugc">Mianmar</a>? Algo que reavivaria, em 1973, o abraço que parecia haver se desfeito permanentemente em 1945, abraço que, nas palavras d’<a class="urlextern" title="https://www.companhiadasletras.com.br/detalhe.php?codigo=13222" href="https://www.companhiadasletras.com.br/detalhe.php?codigo=13222" target="_blank" rel="nofollow noopener ugc">A rosa do povo</a>, permitiam ao eu lírico,</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 40px;"><em>homem da roça, percorrer a estepe,</em><br />
<em>sentir o negro, dormir a teu lado,</em><br />
<em>irmão chinês, mexicano ou báltico?</em></p>
<p style="text-align: justify;">Em 1964, a Birmânia já havia sofrido um golpe militar há dois anos e vivia sob um regime militar há seis. Em 1973, ano de publicação d’<em>As impurezas do branco</em>, era aprovada uma nova constituição no país asiático, constituição que consolidaria o poder dos militares por décadas na vida política birmanesa.</p>
<p style="text-align: justify;">Hoje, tanto o Brasil quanto a Birmânia veem os militares ocuparem novamente um espaço cada vez maior em seus governos. Quando, em fevereiro deste ano, mais um golpe foi declarado na Birmânia após dez anos de transição democrática frágil, o receio de que apenas a participação ativa no governo não bastaria aos militares birmaneses se confirmou.</p>
<p style="text-align: justify;">Um dos debates-chaves que vem ocupando a <em>intelligentsia</em> brasileira nas últimas décadas se resume, nesse sentido, a uma frase: <a class="urlextern" title="https://www2.boitempoeditorial.com.br/produto/o-que-resta-da-ditadura-211" href="https://www2.boitempoeditorial.com.br/produto/o-que-resta-da-ditadura-211" target="_blank" rel="nofollow noopener ugc">O que resta da ditadura?</a> E se, para além de todas as polêmicas, há algo que parece, de fato, haver restado da ditadura no Brasil são os militares – e sua presença sempre latente nas instituições políticas brasileiras.</p>
<p style="text-align: justify;">Em <a class="urlextern" title="https://www.puf.com/content/Aristote_et_la_politique" href="https://www.puf.com/content/Aristote_et_la_politique" target="_blank" rel="nofollow noopener ugc">Aristóteles e a política</a>, Francis Wolff busca mostrar que para o filósofo grego não se tratava de afirmar que é melhor que o povo governe, mas que o povo governa melhor. Para muitos hoje, trata-se antes de mostrar que os militares governam melhor do que o povo – e que governam melhor para o povo se governam sem ele.</p>
<p style="text-align: justify;">A pandemia pôs à prova, como já se disse <em>ad nauseam</em>, a capacidade de governar de líderes políticos ao redor do mundo. Um de seus momentos mais trágicos no Brasil, a crise do oxigênio em Manaus, colocou em jogo mais uma vez a ideia de que um governo de militares é um governo modelo e de que o melhor regime possível é um regime militar.</p>
<p style="text-align: justify;">Hoje, a Birmânia sofre sob uma constelação semelhante. Centenas morrem nas ruas e hospitais do país devido à falta de oxigênio. A junta acusa a oposição de haver comprado todo o oxigênio disponível no mercado com o objetivo de agravar a crise. Dificulta ou impossibilita a chegada de ajuda humanitária nas regiões mais afetadas pela pandemia. Cria emboscadas para prender profissionais da saúde que participam do <a class="urlextern" title="https://twitter.com/cvdom2021" href="https://twitter.com/cvdom2021" target="_blank" rel="nofollow noopener ugc">Movimento de Desobediência Civil</a> contra o golpe. Pede ao povo que, na falta de oxigênio, entoe mantras budistas para afastar o vírus de suas casas.</p>
<p style="text-align: justify;">Em suas manifestações e passeatas, diárias apesar da repressão constante, os ativistas do Movimento de Desobediência Civil mostram que, para além da tendência liberal de conceitualizar o caráter civil da desobediência como civilidade e decoro, o que é essencial à desobediência civil é seu caráter <em>não-militar</em> e <em>antimilitar</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Não por acaso<a class="urlextern" title="http://searcharchives.bl.uk/primo_library/libweb/action/display.do?tabs=detailsTab&amp;ct=display&amp;fn=search&amp;doc=IAMS040-000872040&amp;indx=1&amp;recIds=IAMS040-000872040&amp;recIdxs=0&amp;elementId=0&amp;renderMode=poppedOut&amp;displayMode=full&amp;frbrVersion=&amp;dscnt=2&amp;scp.scps=scope%3A%28BL%29&amp;frbg=&amp;tab=local&amp;dstmp=1626823073061&amp;srt=rank&amp;mode=Basic&amp;dum=true&amp;fromLogin=true&amp;vl(freeText0)=civil%20disobedience%20burma&amp;vid=IAMS_VU2" href="http://searcharchives.bl.uk/primo_library/libweb/action/display.do?tabs=detailsTab&amp;ct=display&amp;fn=search&amp;doc=IAMS040-000872040&amp;indx=1&amp;recIds=IAMS040-000872040&amp;recIdxs=0&amp;elementId=0&amp;renderMode=poppedOut&amp;displayMode=full&amp;frbrVersion=&amp;dscnt=2&amp;scp.scps=scope%3A%28BL%29&amp;frbg=&amp;tab=local&amp;dstmp=1626823073061&amp;srt=rank&amp;mode=Basic&amp;dum=true&amp;fromLogin=true&amp;vl(freeText0)=civil%20disobedience%20burma&amp;vid=IAMS_VU2" target="_blank" rel="nofollow noopener ugc"> era assim que a administração britânica categorizava os movimentos populares contra seu império na África e na Ásia</a>: movimentos que não somente não eram organizados por militares e que não somente se dirigiam contra forças de repressão militarizadas, mas que deliberadamente recusavam a maneira como a resistência militar se organizava, experimentando novas formas de luta.</p>
<p style="text-align: justify;">Hoje, após séculos de opressão colonialista, imperialista e capitalista, a dor mais pungente que nos irmana, Manaus e Birmânia, para além das aliterações do poeta, se expressa por um nome: <em>militarismo</em>. E o desafio que se apresenta diante de nós, birmaneses e brasileiros, brasileiros com birmaneses, é pensar que formas essa desobediência civil, <em>desobediência dos civis</em>, deve tomar contra o militarismo que estamos enfrentando.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Eraldo Souza dos Santos</strong> é doutorando em filosofia na Universidade Paris I Panthéon-Sorbonne.</p>
<p style="padding-left: 40px;"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-139699 size-medium" src="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2021/08/BrunoLanza-Birmania-300x300.jpeg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2021/08/BrunoLanza-Birmania-300x300.jpeg 300w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2021/08/BrunoLanza-Birmania-1024x1024.jpeg 1024w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2021/08/BrunoLanza-Birmania-70x70.jpeg 70w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2021/08/BrunoLanza-Birmania-768x768.jpeg 768w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2021/08/BrunoLanza-Birmania-420x420.jpeg 420w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2021/08/BrunoLanza-Birmania-640x640.jpeg 640w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2021/08/BrunoLanza-Birmania-681x681.jpeg 681w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2021/08/BrunoLanza-Birmania.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p style="text-align: center; padding-left: 80px;"><em>Ilustração de Bruno Lanza feita especialmente para o texto, reproduzindo o verso de Drummond em português e birmanês.</em></p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
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		<title>Nenhum trabalhador da saúde tem segurança garantida</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Passa Palavra]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2020 04:16:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brasil]]></category>
		<category><![CDATA[Saúde]]></category>
		<category><![CDATA[Solidariedade]]></category>
		<category><![CDATA[Trabalho_e_sindicatos]]></category>
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					<description><![CDATA[A pandemia agora vai colocar em evidência o desmonte de saúde como um todo. Por Passa Palavra]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: justify;">Por Passa Palavra</h3>
<blockquote><p>Traduções: <a href="https://passapalavra.info/2020/05/131739/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Espanhol</a></p></blockquote>
<blockquote><p>Izabel Cristina Firmino é técnica de enfermagem há 26 anos no hospital Antônio Pedro da Universidade Federal Fluminense, já trabalhou em vários setores e é coordenadora sindical do Sintuff, Sindicato dos Trabalhadores em Educação da Universidade Federal Fluminense (minoria). Nos últimos anos o hospital teve sua capacidade reduzida de 450 para 160 leitos. Na entrevista ela fala sobre os desafios de combater a pandemia em meio à precarização do SUS, da falta de preparo dos gestores que não tinham um plano. As trabalhadoras começaram a discutir por si próprias e a cobrar de segurança para ter insumos e Equipamentos de Proteção Individual. Essa entrevista foi feita no início do mês de abril e sem dúvida a situação no Rio de Janeiro se deteriorou muito de lá para cá, confirmando muitos dos prognósticos traçados na entrevista.</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Passa Palavra</strong> — Conte para a gente como estava a preparação do Hospital Antônio Pedro para a pandemia.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Izabel Cristina Firmino</strong> — A gente começou a perceber que a quantidade de material que tinha até então seguia o fluxo de atendimento normal, não de um hospital que tinha que começar a se preparar para os prováveis pacientes com COVID-19. Então, a gente começou a perceber que não tinha material para todo mundo. Como se fosse colocar o CTI, a UTI neonatal e adulto, que tem de ter esse material regularmente, a emergência e o próprio centro cirúrgico, numa situação normal. Os EPIs estavam sendo suficientes, mas em uma situação com o COVID começou a não dar.</p>
<p style="text-align: justify;">Não acho que seja um problema só do hospital Antônio Pedro, acho que é de todos os HUs [Hospitais Universitários], dos hospitais do Ministério da Saúde e da saúde como um todo. Tenho colegas que trabalham em outros lugares e me dizem a mesma coisa que está acontecendo na rede de hospitais federais. Tem lugares que estão até piores porque não têm nem mesmo a N95 e estão trabalhando com duas máscaras cirúrgicas. A gente tem uma crise muito grande de insumos. Desde que entrou a EBSERH [Empresa Brasileira de Serviços Hospitalares] deu para perceber um nível de insumos de péssima qualidade. A máscara de péssima qualidade, a luva de péssima qualidade e falta medicação. Estamos em uma situação onde a nossa rotina é não ter grande quantidade de material e sempre faltar alguma coisa.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>PP</strong> — A pandemia colocou em evidência uma precarização que já existia?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Izabel</strong> — Isso mesmo. A pandemia agora vai colocar em evidência o desmonte de saúde como um todo. Agora vão perceber que não tem a quantidade de insumos que deveria ter, muito menos em um hospital para atender uma pandemia. Vão começar a perceber que não existem leitos suficientes, vão começar a perceber que o número de leitos para CTI é insuficiente, já que os casos mais graves vão precisar de CTI para intubar e não vai ter.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>PP</strong> — Você poderia falar das iniciativas que tem feito entre os trabalhadores para lidar com a pandemia.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Izabel</strong> — Nós temos um grupo de <em>WhatsApp</em> da enfermagem onde o pessoal está fazendo vaquinha porque a gente que é do ambulatório. Como não somos considerados de grupo de maior risco, não temos recebido material. Isso é uma imbecilidade, mas, na hora de dar a N95, eles só vão fornecer para os que ficam em setores fechados e para nós vão dizer que precisamos usar a máscara cirúrgica. Só que a máscara cirúrgica que eles colocam à nossa disposição, na nossa opinião e na opinião de quem pesquisou, porque nos demos ao trabalho de pesquisar, não é o tipo que deveria ser utilizada.</p>
<p style="text-align: justify;">As UTIs e o CTI, estava tudo tranquilo, em termos de material eles estavam bem. E aí a gente tem de levar em consideração que parte desses funcionários que estão nesses setores são funcionários também da Ebserh, e esses funcionários não reclamam muito. Porque, há um tempo atrás, tiraram os funcionários RJU [Regime Jurídico Único] dos setores onde pode dar muito problema. Então, por exemplo, no CTI hoje, a gente quase não tem mais RJU de nível médio, a maioria é todo mundo da Ebserh. Tem as chefias que são no RJU. Que é diferente do Centro Cirúrgico, onde a maioria é RJU.</p>
<p style="text-align: justify;">Então, no dia da nova paralisação, quem era da Ebserh estava meio assim, com medo. Mas aí o pessoal RJU falou assim: “ninguém vai entrar na sala! Não vai! Não vai entrar ninguém porque nós não vamos deixar!” Aí o pessoal ficou meio assim, mas, como eles eram maioria, eles ficaram na deles — tipo assim: “vamos ficar na nossa, porque se a gente colocar o pé lá dentro, vai dar merda! Porque a coisa ficou tensa!” Então assim, a gente sabe que tem alguns setores que a gente vai ter de descobrir se está tudo certo, a partir da camaradagem mesmo, a partir do momento que ele [o trabalhador] ver que a vida dele está em perigo. Porque o profissional de saúde que não está tendo os equipamentos, os EPIs disponíveis para se resguardar. Ele sabe muito bem que vai ser porta de entrada de doenças, pode tanto desenvolver doenças quanto ser transmissor.</p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-131700 size-large" src="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2020/05/medica1-1024x613.jpg" alt="" width="640" height="383" srcset="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2020/05/medica1-1024x613.jpg 1024w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2020/05/medica1-300x179.jpg 300w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2020/05/medica1-768x459.jpg 768w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2020/05/medica1-702x420.jpg 702w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2020/05/medica1-640x383.jpg 640w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2020/05/medica1-681x407.jpg 681w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2020/05/medica1.jpg 1170w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>PP</strong> — Então mesmo na área da Saúde os trabalhadores, para conseguir garantir uma segurança para eles e para os pacientes, estão tendo de lutar para isso?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Izabel</strong> — A gente não somente está fazendo isso, estamos fazendo além das orientações que recebemos. Estamos exigindo que as chefias passem para as chefias das terceirizadas. Por exemplo, cada setor desse tem gente terceirizada e a gente sabe que a responsabilidade de esclarecimento de EPIs para esses trabalhadores terceirizados é da firma deles. Então, a gente tem de ficar em cima! Porque senão… As duas primeiras pessoas que ficaram doentes, que ficaram internadas — inclusive tem uma no tubo — são terceirizados.</p>
<p style="text-align: justify;">Um está num estado razoável, não está precisando de intubação, está com ventilação, mas só oxigênio. E o outro está intubado. Agravou a situação dele depois do carnaval para cá, e aí mais de quinze dias de internação… Continuam internados. Estão lá no mesmo lugar. Uma que está razoável, sem intubação e só no oxigênio, e outro que está intubado, que agravou a situação dele depois do carnaval e aí mais de 15 dias de internação.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>PP</strong> — Quais outras ações vocês têm tomado?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Izabel</strong> — Nesses quinze primeiros dias, já que agora vamos entrar na terceira semana, a nossa batalha tem sido essa. Tanto dos trabalhadores quanto das duas diretoras de setor. Fazemos o levantamento das demandas de cada setor, entramos com um pedido judicial para que os hospitais providenciem EPIs em número suficiente para a gente poder resguardar a saúde dos trabalhadores. O Sintuff quem entrou, mas quem está na linha de frente somos nós, porque será uma ordem judicial, um papel que vai demorar um tempo na justiça ainda para ter resposta.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>PP</strong> — E por que teve essa solicitação judicial? Houve alguma negativa do hospital em fornecer materiais?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Izabel</strong> — Sim, foram várias denúncias recebidas pelo Sintuff de EPIs insuficientes ou inadequados. Porque, para além do que conseguimos ver, as pessoas que são sindicalizadas começaram a questionar, a perguntar. Ligaram para o diretor que conhece e também outros que questionaram. São pessoas que querem trabalhar, mas querem se resguardar. Eu estou na minha casa e, quando vou para a universidade, eu quero ter luva, eu quero isso e aquilo, porque no momento não tem. Então foi uma ação do Sintuff com relação a vários trabalhadores da universidade, principalmente trabalhadores do hospital.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>PP</strong> — E o que você acha que explica essa recusa de ir atrás desses EPIs?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Izabel</strong> — O que eles disseram para nós é: “a gente tem o dinheiro e não tem EPIs para comprar, então estamos esperando doações”. Isto, segundo eles, é também a situação de outros lugares, que tem o dinheiro, mas não o insumo para comprar. Mas alguns ficam presos no almoxarifado por conta de uma das diretoras e ela não diz para onde vai. Então estamos questionando, fomos três vezes na sala dela e ela não nos atendeu, enviamos um ofício e, quando chegou na última sexta-feira, durante uma reunião, ela foi a uma outra reunião não sei onde e não pode responder ao nosso questionamento, o questionamento dos trabalhadores.</p>
<p style="text-align: justify;">Temos falado para a chefia: nós queremos álcool em gel, luvas, máscara cirúrgica e, quando vamos ao almoxarifado, dizem que só libera sob a ordem da doutora. Então eles estão retendo e distribuindo só para os setores que eles consideram os setores que necessitam mais. Aí, com isso, o que está acontecendo? A própria enfermagem, a partir deste final de semana, começou a pesquisar na internet e conseguiu encomendar e pagar o próprio EPI para não ficar descoberta, porque não começamos nem a imaginar o pico da epidemia.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>PP</strong> — Mas como foi definido quais seriam os setores mais importantes? É uma coisa técnica? É política interna?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Izabel</strong> — Não, é uma decisão técnica. Porque esses são os setores que recebem os pacientes mais graves e com as doenças mais complicadas de se resolver. São os CTIs, a UTI, a UTI neonatal, o CTI de grupo, o DIP, a emergência (que seria o primeiro lugar onde passariam os pacientes antes da sua situação se agravar e irem para o DIP). Então, segundo eles, estão guardando os EPIs porque esses seriam os setores que mais necessitariam. Apesar disso, sabemos de orientação do Ministério da Saúde, da ANVISA [Agência Nacional de Vigilância Sanitária], de todos os órgãos de saúde e de tudo aquilo que pesquisei. O próprio Albert Einstein, que é um hospital privado, dá a orientação de que os EPIs devem ser distribuídos para todos. Desde o funcionário que recebe o paciente com doenças transmissíveis por aerossóis (e não estou nem falando só da COVID). E o que é o aerossol? Depois que a pessoa espirra, não é aquela gota de cuspe, é aquilo que você não consegue ver e que se espalha em volta da pessoa depois que ela espirra. Você pode não se molhar, mas não é só aquilo que molha e sim aquilo que espalha. Então se entende que existe o risco desses aerossóis contaminarem dentro desses setores.</p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-131701" src="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2020/05/medico2.jpg" alt="" width="750" height="500" srcset="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2020/05/medico2.jpg 900w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2020/05/medico2-300x200.jpg 300w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2020/05/medico2-768x512.jpg 768w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2020/05/medico2-630x420.jpg 630w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2020/05/medico2-640x427.jpg 640w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2020/05/medico2-681x454.jpg 681w" sizes="auto, (max-width: 750px) 100vw, 750px" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>PP</strong> — Mas existe contato entre os profissionais dos setores desprotegidos com os setores protegidos?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Izabel</strong> — Claro que tem. O cara do ambulatório, ele recebe o paciente, vai até a emergência para levar o paciente, o próprio maqueiro ou o outro que empurra a cadeira, aqueles que transitam com os pacientes para dentro do hospital. Durante o tempo que ele está transitando a orientação que temos é de colocar a máscara cirúrgica no paciente com qualquer sintoma de gripe. A gente coloca a máscara para poder transitar com ele por dentro do hospital. Então nas normativas do MS [Ministério da Saúde], da OMS [Organização Mundial da Saúde], todas elas dizem que desde a porta de entrada até o lugar final para onde o paciente vai é necessário o uso da N95. É da porta de entrada até o lugar final. A gente sabe que é obrigação da gestão e nós vamos continuar cobrando: cadê a máscara, cadê isso, cadê aquilo? O conjunto completo, os EPIs completos, o álcool em gel que não estão fornecendo, que a gente pede pelo amor de Deus. Eu trabalhei com dez gestantes de alto risco, comecei a trabalhar cedo, 7h30 elas começaram a chegar, eu fui pesar, medir a pressão, não tinha álcool em gel, não tinha máscara, e eu tive de atender as dez pacientes sem proteção. A hora que chegaram, as pacientes já tinham ido embora. Isso colocou minha vida em risco, também colocou as pacientes, porque, a cada uma que entra e sai, a gente não sabe o que tem além da gravidez de alto risco. São essas coisas que a gente discute.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>PP</strong> —Você pode explicar melhor como está no ambulatório?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Izabel</strong> — O ambulatório agora é a porta de entrada do hospital. Somos nós quem está recebendo pacientes que precisam continuar seus tratamentos e também pacientes com algum tipo de sintoma relacionado a gripe, que pode ser H1N1, uma gripe normal, mas também pode ser COVID-19. Nós não estamos trabalhando com o equipamento necessário. Alguns companheiros foram colocados no ambulatório para dar máscaras e luvas, para medir a temperatura de pacientes. Na minha opinião deveriam estar usando a N95.</p>
<p style="text-align: justify;">Outra coisa, é a questão da orientação, porque, se você tem material numa época que não é de desespero e você utiliza uma N95 e chega no final do plantão você joga ela fora. No outro plantão pode ser que você tenha a N95 porque o hospital está trabalhando no seu normal, mas em uma situação dessa não pode ser desse jeito. Aí entra a CCIH [Comissão de Controle de Infecção Hospitalar] que é responsável por todas as orientações com relação a uso de material, as doenças que entram, a quantidade de doenças que [os hospitais] recebem num determinado tempo. Eles são os caras que são pesquisadores dentro do hospital, que deveriam estar preparados para atender numa epidemia, até uma pequena, como por exemplo de dengue. Isso é outro agravante, durante a pandemia: nós vamos ter uma epidemia de H1N1 e nós vamos ter uma epidemia de dengue.</p>
<p style="text-align: justify;">Então a CCIH tem de estar preparada para isso, porque todos os dados que são usados pelos órgãos oficiais, que vão dizer a ela que pode ter casos de zika, casos de dengue, casos de dengue hemorrágica… Eles têm de estar à frente do hospital para fazer com que a gente saiba orientar, seja treinado, em relação inclusive ao uso das máscaras. Porque, a N95 não pode ser usada de qualquer forma, ela tem uma grande vida útil, mas ela só tem uma grande vida útil se você for orientado a utilizar ela de uma forma que ela tenha. Só que a maioria dos funcionários com quem a gente do sindicato conversou – e nós fomos de setor em setor – não sabem utilizar direito. Aprenderam a usar a máscara no dia, acabou o plantão, pega e descarta, e isso não pode ser feito nesse momento que a gente está vivendo.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>PP</strong> — De que forma você acha que as pessoas que não trabalham no hospital podem apoiar e colaborar com os trabalhadores da saúde para diminuir o número de mortos dessa epidemia?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Izabel</strong> — Tem uma coisa sim que eu já vi que a UFRJ está fazendo, um grupo de voluntários da faculdade de engenharia está fazendo as máscaras de acetato que cobrem da testa até mais ou menos o queixo. Parece que a faculdade de engenharia da UFF, eles montaram um grupo de estudantes e estão fazendo essas máscaras. A UFRJ, a faculdades de farmácia e, também, a farmácia da UFF, estão fabricando álcool em gel a 70%, porque não basta ter o álcool em gel, ele tem que estar a 70% para eliminar o coronavírus.</p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-131699 aligncenter" src="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2020/05/medico1.jpg" alt="" width="680" height="453" srcset="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2020/05/medico1.jpg 680w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2020/05/medico1-300x200.jpg 300w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2020/05/medico1-630x420.jpg 630w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2020/05/medico1-640x426.jpg 640w" sizes="auto, (max-width: 680px) 100vw, 680px" /><br />
<strong>PP</strong> — Então, seria para paralisar as atividades e direcionar a prioridade de produção para saúde?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Izabel</strong> — É, porque, por exemplo, essa atividade da Faculdade de Engenharia, a Universidade está fechada, mas eles mesmos entraram e estão trabalhando para fazer essa tal máscara. Na UFRJ, como são da farmácia, e é um local de serviço essencial, eles estão produzindo para a própria rede de hospitais, por que a UFRJ tem mais de um hospital. Eles não são EBSERH, eles são gestão da própria universidade, mas [a] situação também está ruim.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>PP</strong> — Você sente que a postura do governo federal de negacionismo, minimizar, impacta ali no chão do hospital?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Izabel</strong> — Impacta, impacta com o seguinte, não digo nem direto no hospital não, mas impacta na sociedade e a gente está com muita preocupação em relação a isso. Por exemplo, a gente está o tempo todo falando, se você for na rede social da galera que é do hospital, está todo mundo colocando “fica em casa! Eu estou saindo para trabalhar para você ficar em casa!” Quando a gente está indo trabalhar, a gente está vendo um monte de gente que não é da área de saúde indo trabalhar. Por exemplo, estou pegando o trem às cinco horas da manhã, porque a UFF colocou um ônibus para transportar a gente lá da Central do Brasil para Niterói. O governo estadual cortou a circulação dos ônibus intermunicipais aqui no Rio de Janeiro, para restringir a circulação das pessoas. Só que a Supervia diminuiu o número de trens e as pessoas continuam saindo, então o trem passa lotado, um encostando no outro, isso de madrugada. Eu estava me perguntando essa semana quem são essas pessoas? Trabalhadores da construção civil e empregadas domésticas, uma população majoritariamente pobre e preta. Como eu escutei essa semana: “A patroa quer que eu vá. Ela se tranca com os filhos no quarto, eu visto uma roupa, vou lá e limpo o banheiro, passo uma vassoura, faço a comida — tenho que pôr máscara para fazer comida. Depois que eu termino tudo, aviso ela que estou indo embora, aí que ela sai do quarto”. É assim, isso é o relato de uma pessoa no trem, são pessoas que, se não forem, vão ficar sem receber.</p>
<p style="text-align: justify;">Por mais que o governo estadual esteja tentando controlar essa situação, a postura do governo federal, como está sendo a postura do Bolsonaro, é completamente irresponsável. Eu saí agora de manhã para tomar a vacina e tinha feira livre aqui perto, que semana passada não teve. Tinha gente com criança, passeando com cachorro, um monte de gente idosa. Abriu farmácia, abriu casa de material de construção. Está abrindo tudo. Acho uma falta de responsabilidade, você vê as declarações do cara completamente sem base. Baseado em quê? Em nada. Por que todo mundo, inclusive no próprio governo dele, o próprio Ministro da Saúde, por mais pano que tenha passado na declaração dele na semana passada, está dizendo: “O isolamento horizontal é o método mais eficaz de evitar a transmissão do vírus”. Então, o cara, ao invés de tomar uma atitude para poder evitar que a doença se instale. Vem o presidente da República e fala um monte de merda na televisão, diz que está preocupado com o cara do churrasquinho que não vai conseguir vender o churrasquinho, mas não pode vender o churrasquinho, não pode! Ao invés de estar tomando medidas, de propor para [a] Câmara [dos Deputados] políticas como o Bolsa Família, algum tipo de política para manter essas pessoas dentro de casa. Ao invés de garantir dinheiro para elas poderem se alimentar, ter os materiais de limpeza, porque você precisa ter uma higiene dentro de casa, quando você saí você entra. O problema é maior nas comunidades, onde as pessoas moram aglomeradas e essa é outra preocupação, que a doença começou a atingir as comunidades e a gente não tem noção… Melhor, a gente tem noção sim, vai pegar muita gente.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>PP</strong> — Entrando nisso, então, se continuar do jeito que está, você, como trabalhadora do hospital, o que você acha que vai acontecer?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Izabel</strong> — A gente vai ter uma Itália, só que uma Itália com a extensão do Brasil. O que aconteceu na Itália é que a população ficou na ruas, mas não foi culpa da população, o governo não tinha uma orientação firme para a população, de isolamento social. Em um país que tem o tamanho, digamos assim, do Maranhão não conseguiu ter o controle sobre a doença, tanto que hoje na Itália são cem mil casos e onze mil mortes, então você imagine isso na proporção do Brasil. <strong>PP</strong> — Na Itália começou a ter isso de ter de escolher quem vai receber UTI, quem não. Você acha que vai ser assim no Brasil?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Izabel</strong> — Isso aqui no Brasil a gente já faz [desde] antes de pandemia. Eu fui intensivista durante 16 anos, já vi ter de escolher, ter de tirar o tubo antes do tempo porque outra pessoa está precisando. Isso não é uma novidade no país, não é uma novidade. Já vi “fulaninho está melhorzinho, vamos tirar ele do tubo bom e botar no pior. Porque o outro precisa do tubo”. Com certeza, eu tenho uma mãe de 76 anos, desde que eu voltei de Brasília eu não fui ver nenhuma vez minha mãe, ela está com meu filho que tem 19 anos. Eu estou orientando e não vou na casa da minha mãe porque eu sei. Minha mãe pegou uma gripe muito forte ano passado, ela já está com a capacidade pulmonar comprometida, ela é hipertensa. Se ela pegar uma doença dessas, vou ter dificuldade para arrumar tratamento para ela, e, se tiver tubo, com certeza não vai ser para ela. Tanto que uma companheira nossa de trabalho com 65 anos, ela trabalhou na primeira semana e a gente falou: “entra de licença agora! Porque, se acontecer alguma coisa com você, sabe muito bem o que eles vão fazer, aliás, o que eles não vão fazer”. Não tenha dúvidas, se começar o pico da doença, as pessoas começarem a adoecer, a COVID-19, dependendo da parte respiratória e da saúde da pessoa, aquelas que tem mais idade, cardíaco, hipertenso, diabético, a tendência dos sintomas é piorar muito rapidamente, a doença evolui muito rápido. Na semana passada, as meninas disseram que entrou um paciente que era funcionário lá do hospital, aposentado, ele era do raio-x. Ele fazia acompanhamento na clínica, estava com uma broncoscopia, ele chegou no hospital, não se sentindo bem. Pegaram uma cadeira de rodas, colocaram ele na cadeira de rodas, mas o pessoal achou que ele estava muito estranho, abatido. A enfermeira veio, colocou uma máscara nele, porque ele estava com o nariz escorrendo. Ele subiu para fazer o exame de broncoscopia: assim que deitaram ele, teve duas paradas cardíacas, não conseguiram reverter e ele morreu. Colheram o sangue, para saber a <em>causa mortis</em>, para saber se ele estava com a COVID, ou não. Mas ele era um paciente que a situação dele de saúde, provavelmente se for COVID-19, proporcionou a morte dele de maneira muito rápida, porque ela desenvolveu muito rapidamente, uma hora e meia, duas horas. Se a pessoa não tiver um bom acompanhamento, ela pode morrer mesmo. A evolução é muito rápida. Você pode até intubar, e ela vai evoluir e pode até morrer. Por conta do restante do corpo.</p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-131703" src="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2020/05/medico3.jpg" alt="" width="700" height="678" srcset="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2020/05/medico3.jpg 770w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2020/05/medico3-300x291.jpg 300w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2020/05/medico3-768x744.jpg 768w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2020/05/medico3-434x420.jpg 434w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2020/05/medico3-640x620.jpg 640w, https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2020/05/medico3-681x660.jpg 681w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>PP</strong> — Você acha que está tendo subnotificação? Dos casos?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Izabel</strong> — Tem muita subnotificação. Hoje no Brasil são 4.371 casos, até agora à tarde. Isso com a contraprova, que demora sete dias para ficar pronta. Mortes, são 141 mortes por Covid hoje, mas a gente acha — acha não, tem certeza — que está subnotificado. Pela dificuldade que os lugares têm de ter acesso ao teste, pelo não diagnóstico precoce, por conta do sucateamento da rede. Onde eu moro tem uma UPA [Unidade de Pronto Atendimento] e uma clínica da família, tem mais de 100 bairros aqui do Rio que não têm nem uma coisa, nem outra. No que o cara percorre, com dificuldade, dois, três bairros para encontrar um lugar para poder ter atendimento e ele está com aqueles sintomas, significa a piora dele. A gente não sabe, se ele morrer, como que vai entrar a contagem dele, se vai fazer o teste, se tiver como colher e como essa notificação vai entrar…</p>
<p style="text-align: justify;">Tem a questão dos testes, a gente não tem teste rápido no Brasil ainda, , então toda a testagem que está sendo feita lá no hospital, está sendo feita só para os pacientes que têm os sintomas gripais. Colhe, manda para [a] UFRJ, que é quem está responsável por fazer esses exames, mas o resultado só sai sete dias depois. Então, se o paciente chega hoje e o resultado só sai em sete dias, um monte de coisa acontece no meio do caminho. Inclusive, você não teve como avisar, se o cara era trabalhador de churrasquinho, a família. Por isso que o teste rápido ele é muito importante. Porque chega, faz o teste rápido, já denuncia, já avisa a família, coloca todo mundo de quarentena, entendeu? É muito melhor.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>PP</strong> — Se uma família que perdeu parente, ou uma pessoa que perdeu alguém querido, a suspeita que é COVID. Você acha que faz sentido ela reivindicar o teste depois?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Izabel</strong> — Eu acho que sim. Em outros países, quando tem caso na família, todas as pessoas que estavam naquele mesmo lugar, com a pessoa que foi identificada, entra, de quarentena e é feito o teste em todo mundo. Essa é a orientação da OMS, para o mundo inteiro. Se no Brasil não estão fazendo, é porque não tem teste para todo mundo. É uma segurança da família. Além do teste, você tem de dar uma rede minimamente funcional. Quais foram as ações positivas que o governo aqui do Rio já fez? Tirar dos hospitais, das UPAs, das clínicas da família, tudo que não é fundamental. Porque para além da COVID a gente vai enfrentar outras duas epidemias, a gente já está sabendo: a de H1N1 e vai entrar uma de dengue. Então, isso foi um acerto. A maioria dos hospitais estão livrando leitos, dando alta para os pacientes que é possível, para abrir espaço para receber os pacientes exclusivos da Covid. Agora, o que falta? Equipar os hospitais. Estou ouvindo dizer que eles vão fazer hospitais de campanha. Aqui no Rio parece que vai ser o Maracanã com a capacidade de 200 ou 300 leitos. Na minha opinião, eles estão se mexendo para fazer alguma coisa, mas o principal é meterem a mão no bolso. Não tinha de estar discutindo 600 reais, já era para estar sendo colocado — na rede que eles têm cadastrado do Bolsa Família — a ajuda de custo. Eu acho 600 reais ridículo, mal dá para — dependendo do tamanho da família — fazer uma compra razoável, mas o presidente da república está pensando ainda, me parece que a Câmara e o Senado já aprovaram e disseram que está para assinar isso hoje. Agora, quando que vai ser distribuído isso, eu não sei. A primeira medida para tirar o povo da rua, gente, é dizer para ele que ele tem de ficar em casa, mas que ele tem como se manter em casa. Se o cara não tem como se manter em casa, ele não vai ficar dentro de casa passando necessidades. Isso a gente está vendo nas ruas, aí junta com a irresponsabilidade do presidente dizer que não é assim, que não é assado. O resultado é que hoje eu vi gente que estava ciscando na rua, de bobeira.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>PP</strong> — Tem algo mais que você gostaria de falar?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Izabel</strong> — Só é importante registrar que a realidade que eu estou te retratando é a realidade do HU da UFF, mas é — provavelmente — a realidade de todos os HUs, é a realidade dos hospitais universitários do Ministério da Saúde, e a realidade dos hospitais municipais, a realidade do Sistema de Saúde. Agora a população vai conhecer, vai saber de fato, o que todos esses governos deixaram de fazer com o SUS, agora nós vamos pagar o preço dessa tentativa de acabar com SUS, de todos os governos. Principalmente o governo do PT que entregou os Hospitais Universitários na mão dessa gestão privada, que serviu para desvio de dinheiro. Na UFRJ, que não é EBSERH, e está na mesma situação, então a questão é privatizar, acabar com a saúde pública para beneficiar os tubarões da saúde e agora a gente vai pagar. A população vai ver toda a precariedade do SUS, todo mundo vai sofrer. A gente, como trabalhador de saúde, vai tentando, minimante, fazer com que as pessoas tenham um tratamento digno. Essa é a fala de todos os profissionais, mas também a nossa preocupação de preservar nossa saúde, porque na Itália foram 14% dos profissionais de saúde que adoeceram com COVID-19. Então tem razão de a gente querer colocar máscara? É claro que tem. A gente não tem garantida nossa segurança, nenhum trabalhador da saúde, seja ele dos HUs, do Ministério da Saúde, das prefeituras, do estado. A gente está em uma situação muito complicada e a gente precisa dizer para [a] população, que está… foda. Sei que você não vai colocar isso aí, mas é como está. Não está fácil, a gente está muito preocupado. Muito mesmo.</p>
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		<title>Apoio à nação Mbya Guarani do RS durante o surto de coronavírus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Passa Palavra]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Apr 2020 22:40:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Movimentos em Luta]]></category>
		<category><![CDATA[Saúde]]></category>
		<category><![CDATA[Solidariedade]]></category>
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					<description><![CDATA[Ajude a chegar alimentos e material de higiene nas aldeias! Por Movimento Construindo Consciente]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: justify;">Por Movimento Construindo Consciente</h3>
<p style="text-align: justify;">Ajude a chegar alimentos e material de higiene nas aldeias!</p>
<p style="text-align: justify;">O Movimento Construindo Consciente (Mova-C) articula <a href="https://www.vakinha.com.br/vaquinha/apoio-a-nacao-mbya-guarani-do-rs-durante-o-surto-de-coronavirus" target="_blank" rel="noopener noreferrer">através dessa vaquinha a arrecadação</a> de verba para a compra de alimentos e material de higiene para aldeias Mbya Guarani do RS que estão necessitando de ajuda nesse frágil, porém transformador, momento da história da humanidade.</p>
<p style="text-align: justify;">As famílias de Mbyas Guaranis ganham seu sustento a partir da venda de artesanato e, graças ao isolamento a que estão submetidas, essa atividade foi cessada há quase 1 mês.</p>
<p style="text-align: justify;">É muito importante que os indígenas permaneçam em isolamento, pois a chance de seu sistema imunológico não ter as defasas para o vírus Covid 19 são muito altas.</p>
<p style="text-align: justify;">Precisamos protegê-los e formar uma rede que permita que eles permaneçam em isolamento.</p>
<p style="text-align: justify;">100% do dinheiro aqui arrecadado irá para compra de alimentos e produtos de higiene para as aldeias, sem nenhuma taxa de organização ou gerenciamento (somente a do site da Vaquinha). Se conseguirmos arrecadar R$15.000, poderemos disponibilizar em torno de 115 cestas para serem distribuidas proporcionalmente nas aldeias. As cestas serão constituidas por alimentos condizentes com a alimentação dos Mbya.</p>
<p style="text-align: justify;">As aldeias beneficiadas nesse momento serão:</p>
<p style="text-align: justify;">Tekoá Takua Ovy &#8211; Viamão, RS &#8211; 4 famílias, cerca de 28 pessoas + mbyas que estão auxiliando a construção da Opy (casa de rezo)</p>
<p style="text-align: justify;">Tekoá Ka`Aguy Porã &#8211; Maquiné, RS &#8211; 13 famílias, 70 pessoas</p>
<p style="text-align: justify;">Tekoá Guyrá Nhendú &#8211; Maquiné, RS &#8211; 5 famílias, 20 pessoas</p>
<p style="text-align: justify;">Tekoá Yy Rupá &#8211; Terra de Areia &#8211; 6 famílias, 28 pessoas</p>
<p style="text-align: justify;">Tekoá Para Roke &#8211; Rio Grande &#8211; 17 famílias, 70 pessoas</p>
<p style="text-align: justify;">Tekoá Yvy`ã Potã &#8211; Camaquã &#8211; 18 famílias, 100 pessoas</p>
<p style="text-align: justify;">Haeveté! Agradecidxs!!!</p>
<p><strong>Link para a vaquinha: </strong><a href="https://www.vakinha.com.br/vaquinha/apoio-a-nacao-mbya-guarani-do-rs-durante-o-surto-de-coronavirus" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://www.vakinha.com.br/vaquinha/apoio-a-nacao-mbya-guarani-do-rs-durante-o-surto-de-coronavirus</a></p>
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			</item>
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		<title>Para impedir vestibular, estudantes chilenos ocupam escolas e enfrentam criminalização</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Passa Palavra]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jan 2020 14:00:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mundo]]></category>
		<category><![CDATA[Ensino]]></category>
		<category><![CDATA[Ocupações]]></category>
		<category><![CDATA[Repressão_e_liberdades]]></category>
		<category><![CDATA[Solidariedade]]></category>
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					<description><![CDATA[Em represália, governo chileno tenta enquadrar 34 secundaristas na Lei de Segurança do Estado. Por Passa Palavra]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: justify;">Por Passa Palavra</h3>
<p style="text-align: justify;">A normalidade encontra-se suspensa há mais de dois meses nas principais cidades chilenas. Embora as manifestações nas ruas de Santiago já não alcancem as mesmas dimensões que ganharam durante o Estado de Exceção declarado pelo presidente Sebastián Piñera, a revolta ganha novos desdobramentos nas mãos dos estudantes secundaristas. Nos primeiros dias de 2020, a convocatória de um boicote massivo ao vestibular levou a uma série de problemas na aplicação do exame nacional de ingresso nas universidades.</p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-129597 aligncenter" src="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2020/01/chile1.jpeg" alt="" width="640" height="645" /></p>
<p style="text-align: justify;">Não por acaso, os estudantes do Ensino Médio também estão na raiz do “estalido social”, como os chilenos costumam se referir à onda de protestos. Quando a tarifa do metrô de Santiago sofreu um aumento de 30 pesos, os secundaristas convocaram a população a não pagar passagem. “Evade!”, dizia o grito que se fazia escutar cada vez mais e se espalhava pelos muros da cidade enquanto os catracaços se multiplicavam ao longo de sua extensa rede de trilhos. O metrô reagiu fechando estações onde havia protestos e alterando o funcionamento das linhas, numa escalada que culminou em uma manifestação massiva na sexta-feira 18 de outubro, e em diversas estações destruídas <strong>[1]</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">O governo reduziria a tarifa no dia seguinte, mas já era tarde. Ao decretar Estado de Exceção, impor um toque de recolher e convocar o Exército para restaurar a ordem, o presidente jogou mais lenha na fogueira. À frente dos gigantescos protestos que se espalharam por todo país, ele se defrontou com o que muitos chilenos descreveram como uma “geração sem medo”: uma juventude que, apesar de carregar a memória da violência de uma ditadura que perdurou até 1990, não viveu o terror pinochetista como seus pais, e desafiou o Exército já no primeiro dia de toque de recolher.</p>
<p style="text-align: justify;">Há pouco a perder quando o que se tem pela frente é um endividamento vitalício ou a impossibilidade de entrar em uma universidade; tratamentos médicos a preços exorbitantes ou a precariedade dos hospitais públicos em estado de abandono; um custo de vida cada vez mais alto; uma aposentadoria com a qual não dá para sobreviver, embora tenha custado caro ao longo da vida toda; o imperativo, enfim, de ir e vir no aperto dos vagões todos os dias e trabalhar literalmente até morrer. As ruas de Santiago – assim como as de outras cidades do mundo, como Hong Kong <strong>[2]</strong> – parecem ter sido tomadas por uma turba sem futuro.</p>
<p style="text-align: justify;">São esses os estudantes que atenderam à convocatória da Assembleia Coordenadora do Estudantes Secundaristas do Chile (ACES) para impedir a aplicação da Prova de Seleção Universitária (PSU), vestibular unificado adotado por quase todas as universidades do país. Espaço central para as ocupações de dezenas de escolas em 2006 <strong>[3]</strong>, a ACES foi retomada em 2010 como uma estrutura permanente que atuou no movimento de 2011 e se manteve sempre à margem da política institucional, ao contrário de outras entidades estudantis. Depois dessas duas históricas ondas de ocupações, da eleição de lideranças dos anos anteriores para o Congresso Nacional <strong>[4]</strong> e do incremento da repressão dentro das escolas — com a entrada da polícia e a “Lei Aula Segura” <strong>[5]</strong> —, um espírito niilista parece marcar a geração atual de estudantes. O que não deixa de traduzir, afinal, uma percepção apurada do mundo que os cerca.</p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-129573" src="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2020/01/colegio-tomado17.jpg" alt="" width="700" height="467" /></p>
<p style="text-align: justify;">Na madrugada do dia 7 de janeiro, muitos desses secundaristas ocuparam locais de aplicação da PSU, armaram piquetes e sumiram com provas, iniciando uma jornada de luta contra o vestibular que se estenderia ao longo dos dois dias de prova em diversas cidades do Chile. Usualmente aplicado em novembro ou dezembro, o exame já havia sido adiado para janeiro por conta dos protestos. A ação direta dos estudantes na segunda semana de 2020 fez com que ele terminasse sendo suspenso em 145 locais de aplicação. Além disso, no segundo dia de exame, quando o aluno opta entre Ciências Naturais ou Ciências Humanas, o vazamento desta última prova levou o governo a cancelá-la a nível nacional.</p>
<p style="text-align: justify;">Ao lançar a convocatória, a ACES difundiu pequenos manuais de organização do boicote pelas redes sociais, permitindo que a tática fosse facilmente replicada em todo o país <strong>[6]</strong>. Em um momento de descenso das manifestações de rua – que, depois de tomar as ruas de Santiago e outras cidades praticamente todos os dias por mais um mês, passaram a concentrar-se em um dia da semana — a ação direta dos estudantes abriu novas possibilidades para o movimento geral, demonstrando como é possível estender a revolta até situações em que ainda reinava a normalidade. A mobilização contra a PSU direciona pontualmente a energia social que está nas ruas para uma demanda concreta <strong>[7]</strong>, ao mesmo tempo em que confere um sentido prático a esse movimento de recusa cada vez mais difuso, que um pacto entre a direita e a esquerda institucional pretende canalizar para a Assembleia Constituinte <strong>[8]</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-129572" src="https://passapalavra.info/wp-content/uploads/2020/01/PSU-Boicot-tercera.jpg" alt="" width="700" height="467" /></p>
<p style="text-align: justify;">A resposta do Estado dá dimensão do tamanho do perigo. Por todo o país, piquetes e ocupações foram violentamente reprimidos pela polícia, que atropelou uma aluna em Pudahuel. Poucos dias depois, o governo invocou a Lei de Segurança do Estado (um equivalente do que é, no Brasil, a Lei de Segurança Nacional) para denunciar trinta e quatro estudantes, incluindo os dois porta-vozes da ACES. Neste momento, quando mais de mil pessoas permanecem presas por causa da onda de protestos, toda solidariedade é necessária aos estudantes perseguidos pelo governo (uma petição de apoio circula <a class="urlextern" title="https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSe-OQksxsg40TAVoR0oCb5TpT3euLzVQW6jgG4OepyR9JGrow/viewform?fbzx=-5557734892404960744" href="https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSe-OQksxsg40TAVoR0oCb5TpT3euLzVQW6jgG4OepyR9JGrow/viewform?fbzx=-5557734892404960744" rel="nofollow">aqui</a>). O presidente Sebastián Piñera lançará mão de todos os meios que tiver a seu alcance para atacar o movimento estudantil antes que o retorno das aulas, em março, possa conferir novo fôlego à revolta popular no Chile.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Notas</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>[1]</strong> Para uma discussão do lugar do metrô na experiência cotidiana de sofrimento da população de Santiago ver a <a class="urlextern" title="https://www.bbc.com/portuguese/internacional-50104595" href="https://www.bbc.com/portuguese/internacional-50104595" rel="nofollow">entrevista da socióloga Kathya Araújo para a BBC</a>. Para um apanhado mais completo sobre os primeiros dias da explosão social no Chile e o papel dos estudantes secundaristas, ver o <a class="urlextern" title="https://es.wikipedia.org/wiki/Protestas_en_Chile_de_2019-2020" href="https://es.wikipedia.org/wiki/Protestas_en_Chile_de_2019-2020" rel="nofollow">verbete em espanhol da Wikipedia</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>[2]</strong> “Se nós queimamos, vocês queimam conosco”, “Prefiro virar cinzas do que poeira” são escritos que se lê nos muros de Hong Kong (ver Chuang, <em><a class="urlextern" title="http://chuangcn.org/2020/01/the-divided-god/" href="http://chuangcn.org/2020/01/the-divided-god/" rel="nofollow">The Divided God</a></em>). Para uma visão mais geral sobre o movimento na cidade chinesa, ver o <a class="urlextern" title="https://passapalavra.info/2019/12/129195/" href="https://passapalavra.info/2019/12/129195/" rel="nofollow">Dossiê de artigos publicados no Passa Palavra</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>[3]</strong> Em 2006, escolas em todo Chile foram tomadas pelos estudantes contra o modelo privado de educação básica. No Brasil, o movimento ficou conhecido por meio do documentário <em><a class="urlextern" title="https://www.youtube.com/watch?v=kYzkDql56yw" href="https://www.youtube.com/watch?v=kYzkDql56yw" rel="nofollow">A Rebelião dos Pinguins</a></em>, de Carlos Pronzato. Em 2011, o Chile viveria uma segunda onda de ocupações, dessa vez perdurando ao longo de todo o ano letivo e envolvendo também os setores universitários.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>[4]</strong> Após o movimento de 2011, lideranças estudantis chilenas de variadas matrizes políticas — do tradicional Partido Comunista, como Camila Vallejos (Juventudes Comunistas), às novas correntes anarquistas, como Gael Yeomans (Frente de Estudantes Libertários) — seguiram carreira na política parlamentar. A adesão de parte desses setores à base do segundo governo de Bachelet, bem como sua participação em acordos de desmobilização e repressão ao levante de 2019, marcam a experiência política da atual geração de jovens em relação à institucionalidade. Basta ver, por exemplo, o tratamento recebido por Gabriel Boric, deputado e ex-liderança da “Esquerda Autônoma” em 2011, <a class="urlextern" title="https://www.youtube.com/watch?v=eB7OBNViLZs" href="https://www.youtube.com/watch?v=eB7OBNViLZs" rel="nofollow">ao ser reconhecido no Parque Florestal</a>, ponto comum da onda protestos em Santiago.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>[5]</strong> Para se ter um quadro da escalada repressiva no interior das escolas, basta ver o exemplo da <a class="urlextern" title="http://www.laizquierdadiario.cl/Brutal-represion-en-Instituto-Nacional-Carabineros-ingresa-a-salas-y-gasea-a-estudiantes" href="http://www.laizquierdadiario.cl/Brutal-represion-en-Instituto-Nacional-Carabineros-ingresa-a-salas-y-gasea-a-estudiantes" rel="nofollow">entrada da polícia no Instituto Nacional em julho</a>, lançando bombas de gás lacrimogêneo no interior de salas de aula. Em outubro, a aprovação da <a class="urlextern" title="https://www.eldefinido.cl/actualidad/pais/10576/Ley-Aula-Segura-explicada-con-peras-y-manzanas" href="https://www.eldefinido.cl/actualidad/pais/10576/Ley-Aula-Segura-explicada-con-peras-y-manzanas" rel="nofollow">Lei Aula Segura</a> pelo Congresso vem reforçar esse cenário, ampliando os poder dos gestores escolares para punir e expulsar estudantes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>[6]</strong> Os manuais estão disponíveis na conta de Instagram da ACES. É interessante notar como o formato do manual – difundindo publicamente táticas de ação que podem ser apropriadas e aplicadas autonomamente por estudantes de diferentes lugares — é bastante próximo das cartilhas de ”<a class="urlextern" title="https://gremiolivre.wordpress.com/2015/10/21/como-ocupar-um-colegio-versao-online/" href="https://gremiolivre.wordpress.com/2015/10/21/como-ocupar-um-colegio-versao-online/" rel="nofollow">Como ocupar um colégio?</a>“ ou de “Como fazer um travamento?” usadas pelos secundaristas de São Paulo durante a luta contra o fechamento de escolas pelo governo estadual em 2015.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>[7]</strong> “A PSU é o instrumento que melhor reflete que o poder do dinheiro garante o acesso às melhores universidades aos mais ricos e à elite, enquanto obriga a grande maioria dos jovens que não recebeu uma educação de qualidade a estudar onde o sistema e a pontuação permita – inclusive a custo de um alto endividamento familiar” (<a class="urlextern" title="https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSe-OQksxsg40TAVoR0oCb5TpT3euLzVQW6jgG4OepyR9JGrow/viewform?fbzx=-5557734892404960744" href="https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSe-OQksxsg40TAVoR0oCb5TpT3euLzVQW6jgG4OepyR9JGrow/viewform?fbzx=-5557734892404960744" rel="nofollow">Carta de solidaridad y apoyo a dirigentes secundarios</a>).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>[8]</strong> Depois de protestos crescentes que não cessaram diante da presença do exército nas ruas, o governo celebrou um acordo celebrado com os principais partidos do país para a elaboração de uma nova Constituição a partir deste ano. Além da possibilidade – talvez remota – de que o processo termine sendo hegemonizado pela direita e resulte em uma Carta Magna ainda mais ao gosto do capital, o pacto tem servido para canalizar o debate de várias das assembleias territoriais, vistas com entusiasmo por boa parte da militância chilena. Quando chegar a hora de eleger representantes, divisões inócuas e seus efeitos perversos não tardarão a aparecer.</p>
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		<title>26 Setembro 2019 [RJ] Estagiários fazem dia de paralisação e ato na Prefeitura do Rio</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Passa Palavra]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Sep 2019 02:25:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Movimentos em Luta]]></category>
		<category><![CDATA[Ensino]]></category>
		<category><![CDATA[Solidariedade]]></category>
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					<description><![CDATA[Esse tipo de movimento surpreende pela capacidade em dar uma resposta coletiva a um sofrimento antigo, de que o estagiário não pode confrontar a prefeitura. Por Um estagiário invisível]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: justify;">Por Um estagiário invisível</h3>
<div class="ace-line" style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Esta segunda-feira (23) ocorreu um dia de paralisações dos estagiários da educação inclusiva das escolas municipais do Rio de Janeiro e também, às 13:00 do mesmo dia, um ato em frente à prefeitura da cidade denunciando o fato de que muitos estagiários do município não receberam o salário de agosto.</p>
<p style="text-align: justify;">A mobilização surgiu de grupos de WhatsApp que já existiam e eram utilizados para que os estagiários informassem uns aos outros sobre o salário ou atraso do mesmo. No ato, após cerca de 20 minutos de gritos de protesto, desceu o chefe da Guarda Municipal para saber do que se tratava, interessado em descobrir quem era a liderança e sobre o que queriam negociar. Então foi formada uma comissão entre os manifestantes para se reunir com a Coordenadora Geral de Recursos Humanos da Secretaria Municipal de Educação.</p>
<p style="text-align: justify;">Após a reunião, em termos de pauta, o movimento não conquistou o abono de falta dos trabalhadores que paralisaram e nem o pagamento do transporte através de uma folha suplementar como tanto se almejava. É bom frisar que a justificativa para os estudantes terem paralisado, mesmo com a promessa de que receberiam no 5º dia útil de outubro, é porque como o salário cai junto com a passagem na conta bancária os estudantes estão sendo obrigados a trabalhar pagando passagem do próprio bolso, ficando sem os mínimos recursos para desempenhar suas funções. Apesar de terem chegado à conclusão de que essa folha suplementar é possível, ganharam apenas uma promessa de que a coordenadora irá requerer essa folha do órgão responsável pelos pagamentos da prefeitura.</p>
<p style="text-align: justify;">Esse tipo de movimento surpreende pela capacidade em dar uma resposta coletiva a um sofrimento antigo que sempre foi naturalizado, de que o estagiário não pode lutar pelos seus direitos e nem confrontar a prefeitura. Através das redes sociais, da troca de experiência e relatos, estão construindo a ideia de que podem reclamar de suas condições e exigir um tratamento digno. O movimento recém-articulado levantou uma pauta antiga, que é a possibilidade de conquistarem um reajuste na bolsa-auxílio. Em 2015, um estagiário da educação inclusiva ganhava em torno de 900 reais, muito acima do pagamento que recebe hoje um estagiário que trabalha a mesma quantidade de horas, menos da metade desse montante.</p>
</div>
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		<title>Depois do abismo, o que resta? Notas sobre a solidariedade de classe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Passa Palavra]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Feb 2019 14:10:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ideias & Debates]]></category>
		<category><![CDATA[Extrema_esquerda]]></category>
		<category><![CDATA[Outras_lutas]]></category>
		<category><![CDATA[Solidariedade]]></category>
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					<description><![CDATA[Por Matheus Dias Após a vitória da extrema-direita e sua chegada ao poder, parte da esquerda adotou um velho jargão, utilizado muitas vezes e em diversos outros processos eleitorais: “a culpa não é minha, votei em fulano”. Claro, em certa medida, faz sentido o uso de tal retórica, mas qual seria seu valor prático? Será [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: justify;">Por Matheus Dias</h3>
<p style="text-align: justify;">Após a vitória da extrema-direita e sua chegada ao poder, parte da esquerda adotou um velho jargão, utilizado muitas vezes e em diversos outros processos eleitorais: “a culpa não é minha, votei em fulano”. Claro, em certa medida, faz sentido o uso de tal retórica, mas qual seria seu valor prático? Será que a esquerda deve abandonar a solidariedade de classe porque determinada fração da classe trabalhadora apoiou o governo Bolsonaro? Qual o impacto disso nas lutas da classe trabalhadora e de que forma é possível construir e contribuir com novas lutas?</p>
<div class="level3">
<p style="text-align: justify;">Pretendo apresentar aqui algumas observações que tenho feito nesse processo, de forma a contribuir e auxiliar no debate.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>1</strong> – Algo que tem se tornado cada vez mais comum nos espaços da esquerda – principalmente após a emergência das lutas identitárias – diz respeito à fragmentação da luta de classes em lutas de identidades. Dessa forma, surgem as acusações e rotulações sem fim que, querendo ou não, têm um impacto significativo na totalidade das lutas. Se pensarmos fora do ambiente acadêmico, poderemos observar casos de machismo, mas como explicar tais coisas para os trabalhadores, que tomam a condição atual da mulher como natural, como explicar que não devem agir dessa forma? Simplesmente, não existe uma fórmula unilateral que seja capaz de dar conta dessa questão. Os movimentos identitários apresentaram apenas as rotulações e suas pautas são vistas como “mimimi”, ou seja, são problematizações bobas, que estão descoladas da realidade. Sabemos, enquanto militantes, que a luta das mulheres é legítima e precisa avançar ainda mais. Por outro lado, a busca pelo lacre – ou pelo <em>like</em> – não possibilita o debate, pelo contrário, ela o fragmenta em torno do “local de fala”. Com base nisso, a esquerda, sobretudo a “nova esquerda”, precisa se reorganizar ou reorientar em torno de seu objetivo principal que é – ou deveria ser – a superação do capitalismo e a extinção da propriedade privada. Me parece utópico querer construir redes de solidariedade entre os trabalhadores excluindo o seu núcleo principal, ou seja, excluindo os trabalhadores.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-125201 aligncenter" src="http://passapalavra.info/wp-content/uploads/2019/02/the-march-of-the-weavers-in-berlin-1897.jpgLarge.jpg" alt="" width="750" height="538" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>2</strong> – Recentemente li no Twitter a publicação de um conhecido que foi numa manifestação e um dos trabalhadores que discursava disse ter votado no atual governador, mas, em tom de lamento, disse que não imaginava que as coisas chegariam a este ponto (atraso dos salários, demissões e perseguição aos grevistas). Esse conhecido ponderou que não havia como defender tal indivíduo pois esse “sabia claramente como o atual governo iria agir”. Aqui se encontra o limite da solidariedade de classe, o núcleo daquela retórica que apresentei anteriormente, “a culpa não é minha, votei no Haddad”. Se a solidariedade de classe consiste no “voto”, o que diriam estes aos antigos moradores do Parque Oeste Industrial em Goiânia que votaram em Marconi Perillo (PSDB) para governador do estado e em Pedro Wilson (PT) ou Iris Rezende (PMDB) para prefeito de Goiânia, com a proposta de que teriam regularizadas suas moradias, mas que acabaram brutalmente violentados e expulsos de suas casas?<strong>[1] </strong>O que diriam estes militantes aos trabalhadores petrolíferos do polo petroquímico de Camaçari na Bahia, em que nos de 1970, Lula negociou a pedido de um empresário, a não-greve do setor?<strong>[2]</strong> O que me parece, ao menos em parte, é que esse argumento é utilizado com bastante seletividade. Ora, quando o governo não é de “esquerda” a solidariedade esvai-se, quando é, deixa de fazer sentido, pois estaríamos vivendo o “reino dos céus na terra”.</p>
<p style="text-align: justify;">Fatalmente, a solidariedade de classe deixa de importar e fazer sentido, sendo reduzida a um saudosismo e, assim, esvaziado de seu valor concreto. Quando a esquerda perde espaço entre os trabalhadores e deseja avidamente que eles caiam no abismo, a direita cresce e consegue capitalizar essa classe para seus interesses. Depois do abismo, o que resta? Esperar que o governo destrua todos direitos dos trabalhadores, para que com isso as lutas ressurjam e sejam radicalizadas é, no mínimo, esperar pelo trem que passa depois das onze horas.<strong>[3]</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-125200 aligncenter" src="http://passapalavra.info/wp-content/uploads/2019/02/the-prisoners-1908.jpgLarge.jpg" alt="" width="750" height="536" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>3</strong> – Por dentro e por fora, a solidariedade de classe – tal como é empregada atualmente – acaba por fragmentar ainda mais as lutas. Os militantes entregam-se a um medíocre padrão de moralidade, como se a esquerda estivesse desintegrada da sociedade, e passa a caçar, tal qual a extrema-direita, os elementos desviantes da norma estabelecida. Dessa forma, a esquerda, na busca pela “santidade” de seus militantes, se compara significativamente ao fascismo da extrema-direita – fascismo esse que ela diz combater. O reflexo disso consiste na incapacidade da esquerda em se vincular às lutas ou apoiar trabalhadores que votaram em Jair Bolsonaro. Mais uma vez, o que me parece é que a esquerda tende a apoiar os trabalhadores que estão associados a ela e rechaçar os que não estão.</p>
<p style="text-align: justify;">Nesse sentido, de que vale a solidariedade de classe, se esta for fragmentada? Claro, existem distinções óbvias nesse processo e vale uma breve reflexão. Como se organiza e o que é a nova classe trabalhadora? Em seu texto “Notas sobre a composição de classe”, o Coletivo Kolinko argumenta que “poderíamos afirmar que o capataz, o chefe da equipe e o gerente são também &#8216;trabalhadores&#8217; e, portanto, explorados, mas quase toda luta deve se impor contra esses &#8216;patrõezinhos&#8217;. A divisão (hierárquica) do trabalho no processo de produção social é o fundamento para as divisões sexistas e racistas dentro da classe operária. Assim, por um lado, o capital divide os proletários, mas por outro, ele une proletários de todas as cores de pele, gênero, nacionalidade etc., no processo de produção”.<strong>[4] </strong>Dessa forma, é preciso que a esquerda desenvolva uma compreensão acerca das condições de trabalho dessa nova classe trabalhadora. É importante, sobretudo, analisar as novas formas e relações de trabalho que têm surgido com a tecnologia, que dão uma falsa noção de trabalho autônomo e que, na verdade, é apenas uma nova forma de trabalho precarizado.<strong>[5][6]</strong> Ainda dentro dessa questão, torna-se necessário acrescentar como a divisão hierárquica do trabalho fragmenta a solidariedade de classe. Nas universidades, por exemplo, é bastante comum a existência de uma solidariedade nas lutas de professores e estudantes. Estes, por estarem em melhor posição, conseguem relacionar-se ou associarem-se por pautas próprias. Por outro lado, a luta do trabalhador precário deixa de ser percebida ou passa a contar com uma ausência de solidariedade. Quem limpa os prédios? Quem organiza as salas? Quem faz a segurança? Quem é responsável pelo atendimento ao público? Esses trabalhadores técnicos ou terceirizados acabam, na maioria das vezes, sofrendo duras violências por parte de seus gestores e sua calamitosa condição de trabalho é drasticamente ignorada pelos que são superiores na hierarquia da divisão do trabalho nas universidades.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-125202 aligncenter" src="http://passapalavra.info/wp-content/uploads/2019/02/revolt-by-the-gates-of-a-park-1897.jpgLarge.jpg" alt="" width="750" height="578" /></p>
<p style="text-align: justify;">Portanto, a solidariedade deve, sobretudo, estender-se aos trabalhadores “invisíveis”, aqueles que não “aparecem”, mas que são fundamentais para o processo de produção. A solidariedade de classe precisa está inserida na noção de composição de classe uma vez que a classe trabalhadora é dividida no processo de produção.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>4</strong> – A solidariedade de classe está intimamente ligada à questão da consciência de classe. Dessa forma, precisamos compreender que a consciência de classe não é algo que os militantes imprimem nos trabalhadores, de fora pra dentro, mas que surge nos processos de luta desses trabalhadores. Com base nisso, a retórica do “falta de consciência de classe” ou “se os trabalhadores tivesse consciência de classe, isso não aconteceria”, não passa de algo contraproducente.</p>
<p style="text-align: justify;">Os militantes não são responsáveis por imprimir consciência de classe. Seu papel na luta dos trabalhadores, tendo como base a solidariedade, é apoiar, divulgar e contribuir de forma que possibilite o avanço da luta e da autonomia dos trabalhadores. Marx, durante o processo de redação do estatuto geral da Associação Internacional dos Trabalhadores (AIT) observou que “a revolução dos trabalhadores será obra dos próprios trabalhadores”. Nesse sentido, torna-se necessária a compreensão de que a classe trabalhadora não é um organismo vazio de consciência histórica, carente de um partido de vanguarda ou, ainda, uma classe que não consegue lutar por seus interesses. Se nós, enquanto militantes, pretendemos exercer a solidariedade, precisamos ter em mente que o nosso papel é apenas de apoio e que não cabe a nós dizer qual é o melhor caminho ou como as lutas devem ser conduzidas.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-125199 aligncenter" src="http://passapalavra.info/wp-content/uploads/2019/02/not_detected_235985.jpgLarge.jpg" alt="" width="603" height="600" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>5</strong>– Sem dúvidas, o atual ciclo de desenvolvimento econômico possibilitou o avanço do fascismo.<strong>[7]</strong> As novas formas de trabalho e de repressão à luta dos trabalhadores corroborou significativamente para seu afastamento da esquerda. Sem dúvidas, o debate moral travado internamente, provocou um efeito contrário. Nesse sentido, a esquerda perdeu espaço, uma vez que no debate moral, a direita consegue estar mais alinhada aos trabalhadores. Esse é o limite do debate moral dos movimentos identitários: conceber a existência de perspectivas conservadoras no seio da classe trabalhadora. Dentro disso, vale destacar ainda que a esquerda teve um papel muito importante no regaste do valor moral, uma vez que o tomou para definir “quem é de esquerda e quem não é”. O uso da moral como parâmetro, possibilitou inúmeras formas de <em>trashing</em>, que aludem a uma espécie de “policiamento da militância”. Num campo maior, essas práticas surgem como uma tentativa de escrachar os trabalhadores que não votaram ou foram contrários aos candidatos defendidos pela esquerda.</p>
<p style="text-align: justify;">Ao contrário do que pensa a maioria, a caça aos “bolsominions arrependidos” não aproxima esses trabalhadores da esquerda, pelo contrário, os afasta porque estes não encontram – por diversos fatores – possibilidades de mudança concreta nesse campo político. A esquerda precisa, dentro dessa relação, estar alinhada aos interesses dos trabalhadores, que independem do resultado das urnas. Ainda mais agravante e pontual é a mudança de posturas e posições acerca da compreensão de consciência e solidariedade de classe. Nesse sentido, desejar avidamente que os eleitores do Bolsonaro “quebrem a cara” ou “sofram com seu governo”, se apresenta como um desejo de que toda a classe trabalhadora sofra com condições cada vez mais precárias e humilhantes.</p>
<h4 style="text-align: justify;"><strong>Notas</strong></h4>
<p style="text-align: justify;"><strong>[1]</strong> SILVA, Márcio Luís da. S<em>egregação, repressão e resistência:</em> A ocupação do Parque Oeste Industrial em Goiânia/Go. Dissertação de Mestrado. PPGDH. Brasilia: UNB, 2007. p. 97-99.<br />
<strong>[2]</strong> Lula, a pedido de Emílio Odebrecht, evitou diversas greves no polo petroquímico de Camaçari nas décadas de 1970 e 1980 (ver <a href="https://brasil.elpais.com/brasil/2017/04/14/politica/1492178532_302055.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">aqui</a> e <a href="http://www.gazetadopovo.com.br/politica/republica/greve-e-visao-proxima-fez-de-emilio-odebrecht-e-lula-amigos-nos-anos-80-6yp0rprhbbzbuoalq4le8hlbn" target="_blank" rel="noopener noreferrer">aqui</a>).<br />
<strong>[3]</strong> Alusão a música “Trem das Onze” de Adoniram Barbosa.<br />
<strong>[4]</strong> <a href="https://libcom.org/library/notas-sobre-composição-de-classe-kolinko" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>Notas sobre a composição de classe</em></a>. Coletivo Kolinko.<br />
<strong>[5]</strong> Para uma melhor compreensão das novas formas de trabalho precarizado, Cf. SLEE, Tom. <em>Uberização: A nova onda do trabalho precarizado</em>. São Paulo: Elefante, 2017. ABÍLIO, Ludmila C. <em><a href="https://passapalavra.info/2017/02/110685/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Uberização do trabalho: subsunção real da viração</a></em>.<br />
<strong>[6]</strong> Para uma melhor compreensão do conceito de precariado/precarizado, Cf. BRAGA, Ruy. <em>A política do precariado: do populismo a hegemonia lulista</em>. São Paulo: Boitempo, 2012. Pg. 18-19, 26.<br />
<strong>[7]</strong> Manolo. Série: <em><a href="http://passapalavra.info/2018/08/121454" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fascismo à brasileira</a></em>.</p>
<blockquote><p>O artigo foi ilustrado com gravuras de Käthe Kollwitz</p></blockquote>
</div>
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		<title>Agir É Preciso! Apoio à viagem de familiares dos 43 de Ayotzinapa (México) ao Brasil</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Apr 2015 22:13:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agir é preciso]]></category>
		<category><![CDATA[México]]></category>
		<category><![CDATA[Solidariedade]]></category>
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					<description><![CDATA[&#160; Aderindo ao chamado lançado pelo Exército Zapatista de Libertação Nacional (EZLN), uma rede de coletivos está organizando uma viagem ao Brasil de um grupo de familiares e colegas dos 43 estudantes da Escola Normal Rural de Ayotzinapa desaparecidos pelo Estado mexicano em setembro de 2014. Trata-se de uma iniciativa independente e militante, que depende [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span id="more-103888"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Aderindo ao chamado lançado pelo Exército Zapatista de Libertação Nacional (EZLN), uma rede de coletivos está organizando uma viagem ao Brasil de um grupo de familiares e colegas dos 43 estudantes da Escola Normal Rural de Ayotzinapa desaparecidos pelo Estado mexicano em setembro de 2014. Trata-se de uma iniciativa independente e militante, que depende de contribuições para se realizar.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: center;"><strong>CONTRIBUA PARA A VISITA DE FAMILIARES DOS 43 ESTUDANTES DESAPARECIDOS NO MÉXICO AO BRASIL</strong></p>
<figure id="attachment_103891" aria-describedby="caption-attachment-103891" style="width: 322px" class="wp-caption alignright"><a href="/wp-content/uploads/2015/04/Ayotzinapa_2015.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-103891" src="/wp-content/uploads/2018/12/Ayotzinapa_2015.jpg" alt="Ayotzinapa_2015" width="322" height="214" /></a><figcaption id="caption-attachment-103891" class="wp-caption-text">Escola Normal Rural de Ayotzinapa após o desaparecimento dos estudantes. É possível ler mais sobre o ocorrido <a href="http://passapalavra.info/2014/10/100163">aqui</a>. Já a tradução dos comunicados zapatistas lançado à época pode ser lida <a href="http://passapalavra.info/2014/10/100132">aqui</a> e <a href="http://passapalavra.info/2014/10/100454">aqui</a>).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Na noite do dia 26 de setembro de 2014 o Estado Mexicano assassinou 6 pessoas e sequestrou 43 estudantes de uma tradicional escola de resistência camponesa em Ayotzinapa, no estado de Guerrero. Eles estavam reunidos ali a fim de arrecadar fundos para financiar a ida aos protestos do dia 2 de Outubro – data que marca, além das atrocidades no Carandiru, o aniversário do massacre de Tlatelolco, quando mais de 300 estudantes mexicanos foram também massacrados pela tirania do Estado em 1968.</p>
<p style="text-align: justify;">Desde então, o movimento zapatista, junto com outras organizações, fez eco, em diversas ocasiões, à dor e às exigências das famílias dos estudantes desaparecidos. O Exército Zapatista de Libertação Nacional convocou pessoas e organizações de todo o mundo a se mobilizarem em apoio à comunidade da Escola de Ayotzinapa.</p>
<p style="text-align: justify;">Recentemente, diversos coletivos autônomos aderentes ou simpatizantes à Sexta Declaração Zapatista da Argentina, do Uruguai e do Brasil estão se organizando para trazer familiares e colegas dos estudantes desaparecidos à América do Sul. Entendemos que o Estado que sequestra os estudantes mexicanos é o mesmo que mata e encarcera todos os dias nas periferias das cidades brasileiras. E se a violência de Estado ultrapassa fronteiras, nossa luta também o fará.</p>
<p style="text-align: justify;">Para que isso possa acontecer, precisamos de contribuições para cobrir os custos de viagem, hospedagem e alimentação; receberemos aqui cinco pessoas (4 familiares dos desaparecidos e um estudante) que farão o trajeto México-Argentina-Uruguai-Brasil, sendo que aqui passarão por São Paulo e Rio de Janeiro, entre o final de maio e começo de junho. Precisamos arrecadar 14 mil reais para conseguir trazer essas pessoas. Para isso, pedimos a colaboração de todo mundo que puder ajudar. Qualquer contribuição é bem vinda!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Toda força para quem luta!</em></p>
<p style="text-align: center;"><em><strong>PARA CONTRIBUIR, POR FAVOR ESCREVA PARA: </strong></em><span style="color: #ff0000;"><strong>ayotzinapasomostodosbrasil@riseup.net</strong></span><br />
<em><strong> (responderemos assim que possível com os dados bancários para transferência)</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Assinam:</strong><br />
Mães de Maio<br />
Movimento Passe Livre &#8211; São Paulo (MPL-SP)<br />
Casa Mafalda Espaço Autônomo<br />
Coletivo Autônomo dos Trabalhadores Sociais (CATSO)<br />
Rede 2 de Outubro<br />
Espacio de Lucha Contra el Olvido y la Represión (ELCOR) &#8211; Red Contra la Repression (México)<br />
Margens Clínicas<br />
Comboio Moinho Vivo<br />
Rizoma Tendência Estudantil Libertária<br />
Coletivo Desentorpecendo A Razão (DAR)</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2015/04/Ayotzinapa_Agir_Gd.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-103914" src="/wp-content/uploads/2018/12/Ayotzinapa_Agir_Gd.jpg" alt="Ayotzinapa_Agir_Gd" width="561" height="374" /></a></p>
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